vendredi 7 juillet 2017

07/07 - KADHAFI - SÉNÉGAL-LIBYE: LA GRAVE RÉVÉLATION 
DE L’ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES GADIO 
SUR L’ASSASSINAT DE KADHAFI. 



Dimanche 25 Juin 2017- Selon l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, il aurait fallu d’une phrase, une seule, et Mouammar Kadhafi serait encore en vie. Cheikh TidianeGadio  est revenu sur les coulisses diplomatiques de la guerre en Libye qui a coûté la vie au guide de la révolution libyenne.
En effet invité à l’émission Opinion de la télévision (Walf Tv), celui qui fut ministre des Affaires étrangères sous Wade pendant onze ans, en 2011, alors que la guerre en Libye fait rage et que son régime est au bord du chaos, Kadhafi accepte de se retirer. Pour s’exiler. « Il était d’accord de quitter la Libye avec des conditions », révèle l’ancien ministre.
C'est sur le chemin de son départ en exil qu'ils l'aurait intercepté et assassiné.
Poursuivant Gadio rempile qu’ « il fallait d’abord convaincre les Américains qui, à leur tour, pourraient freiner le Président français Nicolas Sarkozy et l’Otan, qui étaient engagés à fond dans la bataille.
C’est ainsi que celui qui se réclame militant du panafricanisme a fait ses valises et traverse l’Atlantique : « Je suis allé aux États-Unis et j’ai négocié difficilement. Ils m’ont dit qu’ils sont d’accords, mais à condition de l’envoyer (Kadhafi) au Venezuela. Je leur ai dit qu’il n’ira pas au Venezuela ni nulle part, il va rester et mourir en Afrique. »
Pendant ce temps, les chefs d’État africains tenaient une réunion à Addis-Abeba, en Éthiopie, sur la Libye. Les États-Unis saisissent l’occasion pour faire une demande bien étrange.
Ils (les américains) font savoir à Gadio que si les homologues de Kadhafi soutiennent sa démarche et acceptent de mettre dans une résolution la phrase suivante : « Nous exigeons l’arrêt de la guerre et l’ouverture de négociations », ils valideront la solution de sortie de crise.
Pourtant à la grande surprise de l’ancien ministre cet élément de langage ne figurera pas dans la résolution des chefs d’État africains. Pour des raisons que l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise n’a pas dévoilées.
« La guerre a continué et Kadhafi a été assassiné », regrette Gadio, qui se remémore cet épisode des relations internationales le cœur gros, avec la forte conviction que certains présidents africains sont en partie responsables de la mort de l’ancien guide libyen.
Donc si les chefs d’Etat africains avaient décidé de mettre cette petite phrase dans la résolution, Mohamar Kadhafi serait peut être aujourd’hui en vie. Et il aurait peut-être fêté ses 65 ans le 19 juin passé. Mais hélas !
Sidy Djimby Ndao, Dakar

Thomas Sankara, président du Burkina Fasso, qui était également un bienfaiteur de l'Afrique a également été lâché par ceux qu'il avait aidé et assassiné en 1987.
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L'Occident savait que Kadhafi comptait quitter le pouvoir
Robert Dulas explique que Mouammar Kadhafi voulait rester une icône dans son pays, laisser pendant les six mois qui suivaient le pouvoir à son fils en attendant de préparer des élections transparentes, démocratiques.
"Je lui ai demandé s'il était prêt à communiquer là-dessus. Il a dit oui. Et Delphine Minoui qui travaillait à l'époque pour Le Figaro, pour le New York Times et pour TFI m'a rejoint à Tripoli et je l'ai introduite auprès du guide (de la révolution libyenne, ndlr). Elle l'a donc interviewé et dans la fin de l'enregistrement télévisé le guide disait +Je suis prêt à me retirer+. L'enregistrement est passé mais la fin de l'enregistrement n'a jamais été diffusée sur les antennes", explique-t-il.
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Dr Cheikh Tidiane GADIO: L'Afrique est un don de Dieu.
Un sage à écouter. Nombreuses vidéos.
Beaucoup d’africains accusent la France de tous leurs maux pour ne pas se bouger et construire leur pays.

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