vendredi 19 mai 2017

19/05 - LÉGISLATIVES. JEAN-MARIE LE PEN, 
EN BON PÈRE, FINIT PAR RETIRER
LA CANDIDATURE «L'UNION DES PATRIOTES» FACE À MARINE LE PEN.



Marine Le Pen, la présidente du FN sera bien candidate aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, son fief d'Hénin-Beaumont. Elle est très attachée aux habitants de ce pays minier. Elle devait initialement trouver sur sa route la concurrence d'une autre candidate, venue des rangs du cartel électoral assemblé ces derniers mois autour de Jean-Marie Le Pen. 

Le fondateur du FN a créé «L'union des patriotes» qui rassemble des candidats concurrents du FN. Mais il n'opposera pas d'adversaire à la présidente du parti qu'il a fondé.
Un geste de bienveillance d’un père à sa fille ? Jean-Marie Le Pen, qui s’est allié à Civitas et au Parti de la France (PdF) pour les élections législatives de juin, a décidé de ménager sa fille Marine, présidente du Front national, et candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont.

Jean-Marie Le Pen, co-fondateur de "l'Union des Patriotes", a donc finalement pris la décision de n'investir personne face à sa fille à Hénin-Beaumont. Alors même que son cartel voulait se poser en alternative au Front national.
Jean-Marie Le Pen a la dent un peu molle lorsqu'il s'agit de sa progéniture. Dernière main tendue à sa fille Marine : le patriarche a finalement prié son allié, le "Parti de la France", de bien vouloir retirer l'investiture octroyée à Monique Delevallet, candidate dans la même circonscription que Marine Le Pen.

Les membres du cartel accusent Marine Le Pen d'avoir trahi le FN historique
Le geste du père n'est pas anodin lorsqu'on sait que le "PDF" de Carl Lang fait partie d'un cartel - "l'Union des Patriotes" - qui réunit les "Comités Jeanne" de Jean-Marie Le Pen, "Civitas" d'Alain Escada et le "Siel" de Karim Ouchikh. Or la raison d'être de ce cartel tient précisément dans l'offre alternative proposée aux électeurs du Front, chagrins du changement de ligne depuis l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti. Ainsi, Lorrain de Saint-Affrique - l'homme qui murmure à l'oreille de Jean-Marie Le Pen - disait mercredi à Marianne : "Nous ne nous occupons pas du "Front national". Même si Marine Le Pen est candidate, nous soutiendrons la candidate du "Parti de La France"". Thomas Joly, secrétaire du "Parti de La France", précisait tout de même qu'une intervention de Jean-Marie Le Pen en faveur de sa fille pourrait les faire changer d'avis.

Mercredi encore, Alain Escada justifiait ces tensions : "Marine Le Pen a trahi les fondamentaux du FN". Ce vendredi, il préfère "ne pas prendre position sur cet aspect", dit-il. Les membres du cartel reprochent ouvertement à Marine Le Pen d'avoir opté pour le positionnement "ni droite-ni gauche", de s'être acharnée à faire le tri parmi les "patriotes" pour forcer la dédiabolisation et d'avoir tenté de se poser en championne de la classe moyenne, oubliant au passage l'Occident blanc et chrétien si cher au pater familias.

Marine Le Pen vise le succès dès le premier tour
Les protagonistes veulent constituer une réserve de voix pour les candidats FN arrivés au second tour. Il s'agit également de mettre des bâtons dans les roues de certains cadres étiquetés «philippotistes», véritables ennemis de l'intérieur des lepénistes historiques. Ils doivent, pour ce faire, porter plus de 50 de leurs candidats au-delà des 1% de suffrages exprimés au premier tour des législatives.

Au sein du FN, plusieurs responsables dont Gilbert Collard et Philippe Olivier ont essayé de dissuadé Marine Le Pen, épuisée, de se risquer dans une nouvelle campagne. Il s'agit d'éviter une triangulaire défavorable qui pourrait la priver d'une élection, en cas de barrage républicain. En 2012, le siège de député lui avait échappé de seulement 118 voix.

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