mercredi 3 mai 2017

++03/05 - NEO – L’ACCABLANTE VÉRITÉ SUR LA CIA. 


Coulisses d'un monde qui est en train de s'écrouler et ceux du genre de Macron avec lui.

Par Gordon Duff, Senior Editor le 4 avril 2017
Qui contrôle en réalité la CIA ? Le saurons-nous jamais ?

Par Gordon Duff, VT Sr. Editor    … avec New Eastern Outlook,  Moscou
 (Note de l’éditeur : Gordon a un sujet particulièrement brûlant à nous proposer aujourd’hui, un voyage dans le passé avec quelques bonnes vieilles histoires des « folles années 1980 » lorsque l’Amérique a pris un chemin de traverse que la plupart des gens n’ont jamais remarqué, malgré les retentissements que cela continue de générer en grosses vagues au cours des années.

Seuls les gens qui y ont assisté alors, et qui étaient assis aux premières loges, pouvaient nous donner un aperçu de ce qui se passait en coulisse. Beaucoup des grands responsables de cette époque sont morts, mais pas tous ceux qui y ont réellement participé, dont la plupart préfèrent maintenir cette période sous le boisseau si cela avait un impact négatif sur leurs existences.

On nous a appris à l’école élémentaire que pour être de bons citoyens, nous devions nous appliquer à apprendre l’histoire de notre pays. Considérez cela comme une leçon d’histoire et certainement la première d’entre elles sur l’histoire Américaine. Comme Dorothy le ferait dans le Magicien d’Oz*, claquez plusieurs fois des talons et profitez de la route de briques jaunes qui se déroule sous vos pieds. Je vais maintenant passer la parole à Gordon Duff … Jim W. Dean)

Qui se souvient du Crack, et de ce qu’il a provoqué ?


Publié pour la première fois … le 4 avril 2017

Les avions de la CIA
transportent toutes sortes de cargaisons
Dire la vérité est dangereux comme beaucoup le savent, c’est illégal en fait. Le faire avec circonspection, en utilisant l’allégorie et une pointe d’ironie est toujours ce qu’il y a de mieux à faire, mais cela exige un esprit vif et même de l’intelligence, qui sont quelquefois des denrées rares. Cela dit, entrons dans le vif du sujet.

J’ai discuté récemment avec des responsables du renseignement de l’ère Reagan, des agents du contre-espionnage du FBI et d’innombrables autres et je suis parvenu à quelques conclusions renversantes.

Voyez-vous, les évènements récents ont étendu le champ de ce qui pouvait être dit et « révélé ». Il y a également suffisamment de gens en colère ici, et rien n’est plus dangereux que de vieilles gens en colère, ce qui était jadis mis sous le boisseau peut désormais être discuté ouvertement.

Ronald Reagan a pris ses fonctions en janvier 1981. La CIA avait commencé une guerre en Amérique Centrale, menait des opérations dans toute l’Afrique et s’était profondément impliquée dans les problèmes en Egypte et au Liban. Ce sont des choses que je savais, mais je ne peux pas dire pourquoi j’en avais connaissance, mais ces connaissances n’appartiennent qu’à moi.

La Russie (à l’époque l’Union Soviétique) était en guerre en Afghanistan, les Etats-Unis avaient des otages retenus en Iran et l’Amérique avait plus de 500.000 soldats stationnés en Europe.

Une des premières initiatives de la présidence de Reagan a consisté à « revoir les tâches » de la CIA et ensuite à « réaffecter la CIA ». Le Vice-président George W. Bush avait été le directeur de la CIA sous la présidence tronquée de Gerald Ford et avait passé son temps à apprendre l’économie des narcotiques et à placer la famille Bush à sa tête.

En tant que directeur de la CIA, en 1977 Bush a envoyé son fils Jeb au Venezuela pour prendre le contrôle des relations bancaires entre ce pays et la Colombie. George H.W. et son fils Jeb étaient à l’origine du parrainage et de la création des cartels de la drogue en Colombie et ont établi les liens avec la CIA qui allaient se développer sous Reagan, mais j’anticipe. 
La Colombie était destinée à contrôler la production mondiale de cocaïne. 

Papa Bush prêtant serment
comme directeur de la CIA
Simultanément, la CIA sous Bush avait noué des liens étroits avec les narco-tribus du Nord de l’Afghanistan. Alors que les Etats-Unis, par l’intermédiaire du Pakistan et de l’EIIL, dirigeaient les Moudjahidines, la CIA a commencé à bâtir un empire des narcotiques basé là-bas sur l’héroïne. 

Il a fallu attendre qu’un autre fils Bush puisse profiter du 11 septembre, peut-être même avec des complicités de l’intérieur si certains renseignements sont exacts, avant que la CIA ne puisse également prendre le contrôle de la production d’héroïne.

Lorsque Reagan est entré en fonction, Bush a constitué une commission, dont la planification stratégique avait été confiée à des gens comme Surgery North et Richard Secord et même Ben Laden. Reagan de son côté avait fait venir Lee Wanta de VT, qui n’assistait qu’à quelques-unes des réunions, celles qui planifiaient la guerre économique contre la Russie, pour faire chuter le rouble et finir par provoquer l’effondrement économique de l’Union Soviétique.

Cependant, l’effort principal consistait simplement à s’emparer des activités de la CIA et mettre fin au programme de renseignement de l’Amérique, comme nous le constatons aujourd’hui, «pour toujours». Le véritable renseignement est dangereux et à partir de ce moment-là, le Congrès n’obtiendrait plus de renseignements sur mesure qui n’auraient pas la pleine approbation des personnages clés qui dirigeaient le trafic de drogue mondial.

Voyez-vous, auparavant la CIA avait toujours été indépendante, et sous Allen Dulles peut-être même impliquée dans l’assassinat de Kennedy, selon les rumeurs. La CIA ainsi que le FBI sous J. Edgar Hoover, faisaient leur propre loi.

La CIA était certainement capable d’utiliser les aptitudes qui lui avaient préalablement servi à assassiner des dirigeants étrangers pour les appliquer à leur tour aux Etats-Unis.

La CIA, tout comme le Pentagone, étaient l’expression de la volonté de l’oligarchie mondiale et de sa vision de l’époque d’un Nouvel Ordre Mondial. Cette vision s’est modifiée en fonction de l’évolution des idées et des situations, de la technologie et du fait que le temps et la mort faisaient émerger de nouvelles idées et de nouveaux objectifs sur le devant de la scène. Il suffit de dire que la CIA et le Pentagone, tout comme aujourd’hui, semblent être une partie de l’Amérique, mais ne sont certainement pas Américains, pas le moins du monde.

Voilà à quoi cela ressemble, comme si vous y étiez :

 « Pavot » Bush de la CIA lors d’une réunion du
Conseil National de Sécurité au cours des années Ford
Admettons que vous ayez travaillé dans un service opérationnel le lundi 26 janvier 1981. Les communications se faisaient alors par Télex, il n’y avait pas d’internet. Comme les téléphones n’étaient pas sécurisés, les communications se faisaient pas courrier, parfois en passant par les canaux des ambassades, d’autres fois par du personnel des lignes aériennes, des « stewards » qui passaient des documents et autres colis pour la CIA. Sans la Pan Am, il n’y aurait jamais eu de CIA.

Habituellement, un service action, disposant de personnel et de ses compétences, de connexions et de réseaux, pouvait outrepasser ses limites, en s’occupant disons de la Bulgarie et de la Jordanie et même du Panama, simplement parce que les gens qui étaient là avaient des relations, parlaient les langues étrangères et disposaient des couvertures qui permettaient ces opérations.

Rien n’était fait à partir de Langley, personne n’était assis dans un petit bureau, avant de prendre le taxi jusqu’à l’aéroport de Dulles, pour partir flinguer un dictateur ou truquer une élection, cela c’est de la télé. Presque tout le monde travaillait pour une multinationale, Michelin, Dupont, Fluor, Bechtel ou dans les médias ou la banque ou même dans le corps diplomatique. Tous étaient des tueurs bien entendu, mais des tueurs avec un emploi régulier, qui servait théoriquement « d’emploi quotidien » de couverture. En janvier 1981, tout cela a pris fin.

Maintenant, nous devons passer en mode allégorique avec circonspection. Ce matin de tous les matins, avec le « nouveau balai » à Washington, un ancien directeur de la CIA devenu Vice-président, tout a changé. Une des anecdotes affirme qu’un chef de station de la CIA a trouvé en arrivant, un dirigeant connu d’un cartel de la drogue colombien installé en face de son bureau. Voici l’histoire :

« Je suis arrivé ce matin-là, je suis passé devant la réceptionniste, j’ai franchi le contrôle de sécurité armé que le public ne voit jamais, j’ai pris mon courrier, mes télex et j’ai ouvert la porte de mon bureau. A ma grande surprise, un homme d’apparence latino-américaine était assis là, avec une chemise à 4 poches, une grosse Rolex au poignet et un diamant de la taille d’une bille au doigt. Il était en train de se couper un cigare. Il s’est présenté comme un « homme d’affaire colombien » et m’a dit qu’on lui avait conseillé de faire appel à mon aide. C’est ce jour-là que j’ai rencontré mon nouveau patron, ou du moins l’un d’entre eux ». 

A partir de ce jour-là, les agents russes en Egypte n’ont plus jamais posé le moindre problème à la CIA, renverser les gouvernements du Ghana n’avait plus autant d’importance, en fait l’Union Soviétique était passée « au second plan ». A partir de ce jour-là, toutes les activités de la CIA étaient consacrées soit au transport des narcotiques ou à mener des opérations qui n’avaient d’autre but, attendez … que de diriger le trafic des narcotiques. 

Les Contras n’étaient que des tueurs
et des mercenaires, un galop d’essai
pour l’Etat Islamique qui allait surgir ultérieurement
Pourquoi mener une guerre en Amérique Centrale ? Pourquoi inventer Daniel Ortega, faire passer un politicien progressiste du Nicaragua pour un dangereux dictateur ? Se pourrait-il que pour armer les « contras » il fallait utiliser des avions qui par hasard s’en reviendraient pleins à craquer de cocaïne ?

Lorsque la CIA a pris à peu près à cette époque le contrôle des services à destination des opérations pétrolières dans le Golfe du Mexique, les navires qui arrivaient à la Nouvelle-Orléans et d’autres ports, étaient « chargés » de fournir des « approvisionnements médicaux » au Honduras en soutien de la guerre secrète contre le Nicaragua. Ils revenaient chargés à bloc de, attendez … de cocaïne également.

Toutes les discussions tournaient autour de la « cocaïne » et de la manière d’utiliser la technologie de la CIA pour éviter la police, brouiller les radars, retrouver des ballots de drogue manquants, ou d’empêcher les alliés de l’Amérique en Colombie de s’entretuer et de ruiner les affaires.

Miami est devenu le centre de l’univers de la drogue, où les guerriers combattant le communisme étaient vautrés dans les halls d’entrée des hôtels en sirotant des cocktails avec de petites ombrelles, quand ils ne fonçaient pas aux toilettes toutes les quelques minutes pour se remonter le moral en sniffant des lignes de cocaïne.

L’argent affluait dans des sacs-poubelle, trop pénible à compter, certains disent qu’on se contentait de le peser. Cet argent a servi à acheter tout Washington et constituait un aspect crucial de la politique de la Maison Blanche, et l’opération secrète destinée à vendre des armes à l’Iran par l’intermédiaire d’Israël et de l’Arabie Saoudite, afin de l’utiliser comme prétexte pour blanchir les milliards en liquide des revenus de la cocaïne, est devenue ce qu’on a appelé l’affaire « Iran Contra ».

Il n’y avait pas de « Contras », seulement de la cocaïne et l’argent liquide qu’elle a rapporté et les villes américaines inondées de crack* de cocaïne et la plongée dans l’addiction et le crime qui continuent jusqu’aujourd’hui.
*mélange de cocaïne, d’ammoniaque et de bicarbonate de soude, meilleur marché que la cocaïne, mais avec des effets violents, qu’on pouvait fumer. Addiction rapide et mort presque garantie. (Ndt)

A la rencontre d’une honorable dynastie politique américaine.
De gauche à droite : Prescott Bush ; George H.W. Bush, George W Bush et Jeb Bush

La famille Bush qui a amené le crack de cocaïne aux écoliers américains leur fournit désormais de l’héroïne afghane à des prix encore inférieurs. Lorsque la parodie du 11 septembre a conduit à l’invasion de l’Afghanistan pour mettre les barons de la drogue de l’Alliance du Nord en mesure d’évincer les Talibans opposés à l’opium et à piller les ressources pétrolières de l’Irak, il n’est rien resté de l’indépendance de la CIA.

Même la CIA qui a été au service des oligarques du monde, à l’instar des autres services de renseignement, aurait pu s’opposer à la Guerre au Terrorisme, une expression forgée par le Nouvel Ordre Mondial qui allait comme nous l’avons vu échapper à tout contrôle en emportant tout et tout le monde sur son passage.

En 2004, la famille Bush avait privatisé la CIA, acheté le Pentagone avec l’argent de la drogue afghane et constitué des armées mercenaires privées. Un jour, quelques personnes très bien renseignées, ont prétendu que chaque officier de haut-rang qui a servi en Afghanistan s’était sali les mains.
La décision a été prise, sur la base des leçons, aussi bien positives que négatives, tirées de l’aventure Iran Contra de Reagan, d’entretenir une guerre continuelle pour servir de couverture et de s’assurer qu’aucun Congrès américain ne serait jamais en mesure de procéder à une enquête.

A cette fin, la Cour Suprême des Etats-Unis, au service des narco-criminels, 5 membres au moins jusqu’à la mort de Scalia, ont légalisé la narco-corruption grâce à ce qui a été connu sous le nom de « Citizens United » (Citoyens Unis). Cette affaire a permis de rendre légales les contributions illimitées des « multinationales » pour n’importe quelle campagne électorale, de la part de n’importe quelle multinationale, de n’importe quel pays, et avec de l’argent à propos duquel « on ne poserait pas de question ».

Cet argent provient essentiellement de la drogue et du trafic d’êtres humains et il a servi, après la curieuse refonte des circonscriptions électorales après le 11 septembre, également financée par l’argent de la drogue, à placer l’économie de la drogue sous la responsabilité de la Chambres des Représentants américaine, la seule instance avec des pouvoirs d’investigation, et ceci pour toujours.
A partir de ce moment-là, ils n’ont enquêté que sur ceux que leur indiquaient les barons de la drogue.

Ce qu’il est crucial de comprendre, c’est que la CIA ne fait que gérer la drogue, rien d’autre. La drogue est une source de richesse et de pouvoir politique sans limite, le tout intraçable, imputable, et absolument inarrêtable pendant une période de guerre incessante lorsque la CIA gérait sa propre compagnie d’aviation et dans un monde sans frontières ni surveillance d’aucune sorte.
S’attendre à autre chose de leur part est absurde.

Envois et traduction de Patrick T.

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