samedi 22 avril 2017

+22/04 - L’ÉTRANGE AFFAIRE TULSI GABBARD 
ET AUTRES RÉCITS DE TERREUR. 


Tulsi Gabbard
Par Gordon Duff*, VT Senior Editor le 19 avril 2017…avec New Eastern Outlook, Moscou

(Note de l’Éditeur : voici un autre exemple classique d’article qui connecte les faits de la part de Gordon. Il a la capacité de produire des contenus comme celui-ci en raison de sa mémoire photographique, il se souvient de tout ce qu’il a jamais vu, lu ou entendu. Tout cela repose sur ses 245 heures de crédits de 3ème cycle à l’Université d’État du Michigan, où il a enseigné pendant douze ans.
Au cours des années, il est devenu une des rares personnes à pouvoir informer quelqu’un littéralement sur place sur les arrière-plans d’une grande variété de sujets. Et cette liste de sujets n’a fait que s’allonger avec les décennies.
En fait, ces talents sont les bases pour les amis que VT entretient dans les hautes sphères, car ils ont bénéficié de beaucoup de ces mises au courant ponctuelles qu’ils ne peuvent acquérir ailleurs. Ce sont ces amis qui nous ont permis de tenir les loups à distance.
Et enfin, cet article est maintenant numéro un chez NEO. Profitez-en, c’est une excellente lecture … Jim W. Dean)



Gordon Duff – 1969
–  Première publication … le 16 avril 2017 –
En 1968, le Sénateur Démocrate Robert Kennedy, un candidat anti-guerre, était en tête de la course à la présidentielle. Le parti s’était révolté contre le Président Johnson, le contraignant à se retirer de la course, et l’Amérique se rangeait derrière un candidat anti-guerre qui surgissait en tête des sondages. Il n’a pas tardé à être assassiné.

Les Américains avaient été habitués à ce que cette solution soit utilisée, après tout nous avions déjà perdu son frère John et Martin Luther King. Le secret le moins bien gardé de cette époque était que le crime organisé, aux côtés des industries pétrolière et de défense, dirigeait Washington et assassinerait quiconque se mettrait en travers de son chemin.

L’histoire a changé,
une fois de plus, ce jour-là
Il y a actuellement davantage d’intervenants à prendre en compte, mais peu de choses ont changé, non, cela n’a fait qu’empirer. Il y a un «Rober Kennedy» des temps modernes là-bas, c’est Tulsi Gabbard, harcelée par les chacals de Washington, qui n’est pas une cible assez importante, pas encore du moins, pour qu’on l’assassine. Attendons de voir.

Un seul membre du Congrès, la députée démocrate d’Hawaï, Tulsi Gabbard, se dresse toute seule contre ceux qui en appellent à la guerre avec la Syriela Russie et l’Iran. Gabbard est la seule qui a ouvertement critiqué le Président Trump pour avoir attaqué la Syrie sans preuves.

Gabbard est major de la Garde Nationale d’Hawaï, a servi à deux reprises en Irak et contrairement au général Michael Flynn, Tulsi Gabbard est un ancien combattant décoré et porte la Médaille Médicale de Combat.
Elle rencontre Assad

Seuls ceux qui ont servi en combat actif sur le terrain ont le droit de porter cette décoration sur leur uniforme, tout comme leurs récompenses équivalentes, la médaille du fantassin combattant ou le ruban d’action de combat pour les Marines et la Marine, celle que je porte moi-même.

Flynn porte 4 médailles d’étoile de bronze pour « efficacité », mais n’a aucune expérience du combat, malgré le fait qu’il ne cesse de faire état de son expérience de « combattant pour son pays ». Je mentionne Flynn mais il y en a beaucoup d’autres dans ce cas. Même le très décoré Sénateur John McCain n’a passé que 14 minutes en l’air au-dessus du territoire ennemi avant de se faire descendre.

Ensuite, au cours de sa détention, McCain a réalisé 32 émissions de radio anti-américaines pour les Nord-Vietnamiens et a aidé à former des unités de la défense antiaérienne en leur fournissant des renseignements, d’après l’officier du renseignement militaire, le Colonel Earl Hopper Sr., et le Sergent-major des Marines, John Holland.

C’est McCain qui a rencontré à plusieurs reprises non seulement les rebelles soutenus par les Turcs, mais également les dirigeants de l’Etat Islamique, y compris juste avant les récentes attaques au gaz sarin. 

Ce sont ces mêmes groupes soutenus par McCain dont on a prouvé qu’ils étaient responsables de l’attaque de Ghouta en 2013 (première attaque chimique dans la banlieue de Damas) qui a fait 1.300 morts, un fait dont les Etats-Unis ont choisi de « nier » l’existence.

En soutien de McCain, on trouve le Sénateur Lindsey Graham de Caroline du Sud, un colonel de la Garde Nationale de cet état, promu à ce rang sans service actif de préférence à des pilotes de combat qui ont attendu ce poste pendant des années. Graham, qu’on suppose depuis longtemps être homosexuel, est soupçonné, par des pilotes que j’ai interviewés, d’utiliser son rang et sa fonction essentiellement pour entretenir des relations sexuelles avec des aviateurs moins gradés.

Je mentionne McCain et Graham parce qu’ils constituent les dirigeants militaires du Congrès, voici les experts de la guerre, ils choisissent les armes, sélectionnent les ennemis, ce sont les « grands hommes » de l’Amérique des 20ème et 21ème siècles. Qu’est-ce que cela nous révèle ?

“Lorsque le soleil est bas sur l’horizon, même les nains projettent de grandes ombres ».

Se rangent également dans cette catégorie, les chefs militaires de l’époque du Vietnam et ultérieure, dont les états de service au combat consistent en visites en hélicoptère sur le front avec un cortège de journalistes, peut-être en agitant un revolver à crosse de nacre et en donnant du menton comme Mussolini. Ensuite, retour au palace pour ces « princes parfumés du Pentagone », comme les appelle le Colonel David Hackworth de VT (un vétéran ayant combattu dans 3 guerres).

Démolir Gabbard est vital pour Washington. Gabbard a rencontré Trump, alors président-élu, le 21 novembre 2016. Curieusement, j’avais soumis son nom à la Syrie lorsqu’ils m’ont demandé le nom d’un membre du Congrès qui pourrait servir d’agent de liaison avec Trump, en se fondant sur ses promesses de campagne de travailler plus étroitement avec Damas. Appelez cela une coïncidence.

Nous avons choisi Gabbard en raison de ses politiques progressistes, mais également parce que nous savions que Trump allait la rencontrer. Gabbard est également une femme et belle quelle que soit la norme retenue. Le monde allait devoir apprendre à composer avec les faiblesses de Trump, dont une est le goût immodéré pour les femmes, et l’autre est la trahison mais nous y reviendrons plus tard.

Parmi les Américains, je suis probablement un des mieux informés sur la Syrie et je suis le gars « de référence » même pour ceux dont les convictions politiques diffèrent des miennes. J’ai un naturel cynique sombre et des décennies de formation au renseignement.

Inutile de dire que la Syrie réelle sous Assad est un endroit complexe. Assad n’a rien d’un dictateur brutal. Il est populaire parmi une majorité de Syriens et serait tout à fait capable de diriger le pays dans le cadre d’un gouvernement de coalition. Il a hérité du pouvoir après que son frère ait été assassiné par le Mossad dans un « accident » d’auto à la « Lady Di », le genre que la CIA appelle du nom de code de « Boston brakes* ».
* « freins de Boston » : attentat consistant soit à trafiquer au préalable des organes de contrôle de la voiture (comme les freins), soit à en prendre le contrôle à distance par le biais du logiciel connecté de la voiture.

Assad est un politicien modéré et réformiste qui n’a jamais recherché de mandat politique. C’est un médecin de formation qui a travaillé à Londres, y avait de nombreux amis juifs, était plutôt populaire et est marié à une ancienne courtière en bourse qui travaillait pour une banque contrôlée par les Rothschild.

Ce qu’Assad a trouvé en Syrie était de la dictature, de la corruption et de l’inefficacité. Ce qu’il a également découvert, c’est une nation assaillie de toutes parts, dans une situation qui ne faisait qu’empirer avec le temps. En fait, aucun dirigeant n’a survécu aussi longtemps sous ce genre de pression. Cela n’a été possible qu’avec le soutien massif de la population.

Mais, pour être réaliste, le gouvernement syrien a un besoin drastique de réformes, mais à un degré bien moindre que Washington. Le gouvernement de Damas, du point de vue d’un analyste politique, présente de nombreux parallèles avec son voisin israélien quant à sa structure et ses fonctions politiques. Israël s’est dégradé vers le pouvoir d’un parti unique lorsque des immigrants russes ont été introduits par centaines de milliers pour s’établir en Cisjordanie occupée, servant d’otages pour garantir le contrôle permanent d’Israël par les extrémistes Likoudistes de Netanyahou, partenaires de longue date de la Famille Royale Saoudienne.

Le climat politique malsain actuel à Washington est exacerbé par l’afflux de liquidités en provenance des groupes criminels saoudiens, israéliens et turcs, j’appelle la famille royale saoudienne un « groupe criminel » en raison de leur complicité dans l’attaque du 11 septembre bien évidemment. Coopèrent avec eux le lobby de la guerre et un étrange réseau de Néo-nazis et de Chrétiens évangéliques obsédés par leur haine des Afro-Américains et des femmes. 

Le Président Reagan serre la main de Donald Trump lors d’une réception des membres de la Fondation des « Amis des Arts et de la Préservation des Ambassades » dans le Salon Bleu le 3 novembre 1987

Gabbard, dans ses demandes d’une véritable enquête, est allée à l’encontre de tout cela. Ce qui est alarmant est qu’elle est la seule à se rappeler les dégâts du régime Bush et leurs agressions envers l’Afghanistan et l’Irak sur la base de délirantes théories de la conspiration qui « dépassent de loin » même les errements de Trump.

En fait, Trump est un modéré comparé à Bush 43. Les deux, du moins sur le papier, semblent bien éduqués, nés riches, et comme les évènements l’ont prouvé, inaptes intellectuellement et émotionnellement à être des dirigeants.

Ce que Gabbard a prouvé est que l’influence étrangère, combinée à de l’argent saoudien et aux services de renseignement d’Israël et de la Turquie, qui ont « piégé » les politiciens de Washington DC depuis des décennies, dirige l’Amérique et contrôle les deux grands partis politiques.

Ce qu’elle a également prouvé, et qui est en effet une mauvaise nouvelle, est que l’Amérique pourrait bien être cet « empire du mal » dont Reagan nous a prévenu, et qui pourrait bien avoir été généré par l’affaire Iran-Contras et les incessantes décisions de « pacte avec le diable » alimentées par son propre manque de compétence et de véritable leadership. Inutile de dire que tant que l’Amérique ne dissipera pas le mythe de Reagan et son agressivité aveugle, ses énormes erreurs, sa corruption endémique, dissimulés par une histoire falsifiée, l’Amérique ne connaîtra que la guerre.

* Gordon Duff est un ancien combattant des Marines de la Guerre du Vietnam, qui a travaillé sur les questions des vétérans et des prisonniers de guerre pendant des décennies et un consultant pour les gouvernements aux prises avec des problèmes de sécurité. Il est rédacteur en chef et président du conseil d’administration de Veterans Today, et plus particulièrement pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook ».

Traduction et envois de Patrick T. 

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