jeudi 2 mars 2017

02/03 - LES SPONSORS ÉTRANGERS 
DES MÉDIAS “LIBÉRAUX” RUSSES.  

Par South Front le 24 février 2017
L’hystérie concernant la prétendue « intervention » russe dans les élections présidentielles américaines semblent être un reflet des techniques qui ont été utilisées contre la Russie avec peu ou pas de succès de tout, dans le but d’intervenir dans ses processus politiques.

Alors que la campagne de propagande entreprise contre la Russie était destinée à susciter l’impression que les médias du pays sont strictement contrôlés, en réalité les journaux et les chaîne de radio de « l’opposition libérale » ont par le passé publié des articles et des reportages qui, en raison de leur nature, seraient impensables dans l’Occident « libre ». 

Les articles controversés des dernières années ont couvert des sujets tels que :

- Des allégations selon lesquelles des unités de l’Armée de terre russe opérant dans le Donbass avaient subi des centaines de pertes qui avaient été dissimulées par le gouvernement Russe. Par comparaison, aucun organe des médias occidentaux n’a jamais publié de reportages affirmant que les militaires des Etats-Unis ou de l’OTAN étaient engagés dans des combats contrairement aux déclarations officielles des gouvernements.

-  Soutenir le coup d’état de Maidan en Ukraine, qui n’a pas seulement provoqué la chute d’un président démocratiquement élu mais a également détruit le système politique et économique du pays. 
Par contraste, les médias américains sont unanimes dans leur critique de tout gouvernement d’Amérique latine qui ne se soumet pas à Washington, même si ses politiques sont favorables à sa population, comme dans le cas de Cuba. 

- Qualifier de manière répétée et constante la guerre civile en Ukraine « d’invasion russe » ou « d’agression russe ». Encore une fois, aucune opération militaire de l’OTAN, aussi illégale soit-elle, ne sera jamais qualifiée dans la presse occidentale « libre » d’acte d’agression.

- Des articles et éditoriaux affirmant que le gouvernement russe est directement responsable d’avoir abattu le vol MH-17 au-dessus de Novorossia, et qu’un tel acte était un crime contre l’humanité passible de poursuites à La Haye. C’est comme si les médias occidentaux ne cessaient de publier des articles prétendant que le vol MH-370, qui a disparu au-dessus de l’Océan Indien, avait été abattu par la marine américaine qui aurait ensuite dissimulé cet incident.

- Des allégations que les opérations russes de soutien à la demande du gouvernement légitime de la Syrie représentent également des crimes contre l’humanité, en soutenant les djihadistes.

- Une « enquête » sur les attaques terroristes de 1999 qui ont coûté la vie à des centaines de citoyens russes dans trois villes, qui a conclu que les explosions des appartements dans les immeubles avaient été provoquées par le FSB. C’est comme si l’enquête du New York Times sur les attaques terroristes du 11 septembre avait conclu qu’il s’agissait d’un complot de la CIA.

La principale audience de ces organes médiatiques n’est pas le public russe mais plutôt leurs financiers et supporters occidentaux. Les sources de financement de la Novaya Gazeta comprennent les Pays-Bas et la Fondation Soros.  Les Khazars.
Le financement de la chaîne de télévision Dojd Optimistic Channel (fondée en 2010) est des plus opaques – ses propriétaires prétendent qu’ils financent ce projet sur leurs propres fonds, qui doivent être illimités étant donné que la chaîne n’a pas déclaré de profits depuis ses débuts. Ekho Moskvy perçoit des financements de la part du Conseil des gouverneurs de la Diffusion de la Voix de l’Amérique, qui soutient également d’autres organes d’information. Ces derniers et d’autres organes médiatiques russes figurent en bonne place dans le budget fédéral prévisionnel proposé par le Département d’Etat des Etats-Unis pour 2017. En outre, les journalistes travaillant pour ces organes ont reçu un large éventail de récompenses au titre du journalisme décernées par un bon nombre de gouvernements occidentaux et de soi-disant organisations non-gouvernementales contrôlées par l’Occident.

Un autre exemple d’un organe d’information par internet créé pour promouvoir le projet « pro-libéral » est Meduza. Il a été financé par l’oligarque d’opposition Mikhaïl Khodorkovsky et de soi-disant « investisseurs anonymes ». Malgré que Meduza soit enregistré et basé en Lettonie, il se focalise sur un auditoire russe et fait la promotion du projet mondialiste en Russie.

En plus des organes qui font ouvertement la promotion de la propagande antirusse, il y a toute une série d’organes médiatiques dont la politique de l’information montre qu’ils poursuivent des buts politiques qui divergent à l’évidence des intérêts de la Russie en tant qu’état souverain.

Entre-temps, des journalistes d’investigation authentiques comme Julian Assange font l’objet de poursuites à motivation politique, et il y a des tentatives d’évincer des médias de langue anglaise établis en Russie tels que RT (Russia Today) et Sputnik des marchés occidentaux sous le prétexte qu’ils « diffusent de la propagande ».

Cet état de choses soulève également la question de savoir pourquoi le gouvernement russe se montre si tolérant envers des médias dépendant de sponsors étrangers. Une partie de la réponse réside dans les garanties de la liberté d’expression et de la presse contenues dans la Constitution Russe, bien que le soutien apporté à ces publications par d’importantes factions de l’élite économique et politique joue également un rôle – la chaîne de radio Ekho Moskvy fait partie de la Media Holding de Gazprom, par exemple. Cependant, en fin de compte l’existence relativement sans entrave de ces médias est un reflet de la confiance du gouvernement russe dans ses politiques et son soutien populaire, en contraste saisissant avec la réaction paniquée des « fausses nouvelles » suite à la défaite d’Hillary Clinton, qui a eu pour conséquence des appels généralisés à la limitation de la liberté d’expression dans les pays occidentaux, étant donné que ce sont les « mauvais » candidats qui gagnent les élections.

Pourtant, c’est une situation intolérable, un reliquat de l’époque des années 1990 de faiblesse politique et économique de la Russie, lorsqu’il semblait qu’elle allait être réduite au rôle de fournisseur politiquement impuissant de matières premières de l’Occident. Toute véritable « remise en place » des relations entre la Russie et l’Occident exigera que l’Occident respecte l’inviolabilité des institutions et des processus politiques de la Russie, de la même manière que l’Occident demande le respect des siens.

Envois et traduction de Patrick T.

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