vendredi 6 mai 2016

06/05 - UN SYNDICAT DE POLICIERS DÉNONCE
LES CONSIGNES REÇUES PENDANT LES MANIFS.

Le syndicat Alliance s’interroge sur les consignes de non-intervention reçues face aux casseurs. Et accuse le gouvernement de vouloir décrédibiliser les mouvements sociaux. Casseurs qui sont payés par ceux qui veulent discréditer le mouvement et qui donnent les ordres aux forces de polices.
La charge est inattendue. Sur France Info, le secrétaire général du syndicat policier majoritaire Alliance, Jean-Claude Delage, s’est interrogé sur les consignes reçues par les policiers pendant les manifestations. Il s’interroge notamment sur la passivité imposée aux forces de l’ordre lorsque des casseurs sont en action.
«Attendre une heure»
Pourquoi les CRS n’interviennent-ils pas plus rapidement lorsque des groupes de personnes s’en prennent à des vitrines ou des équipements publics? Selon le patron d’Alliance, les policiers ne font qu’obéir aux ordres.
«Lorsque vous voyez des casseurs détruire les vitrines, saccager des panneaux publicitaires, se servir des tubes néons à l’intérieur pour attaquer les forces de l’ordre et que des policiers mobilisés sont en face d’eux et qu’ils doivent attendre une heure en face d’eux pour intervenir (…) on se demande bien pourquoi.»
Celui qui appelle les policiers à manifester contre «la haine anti-flics» le 18 mai l’assure: «les policiers veulent interpeller les casseurs». Et d’ajouter:

«L’État doit prendre ses responsabilités, ne pas nous laisser attendre des heures face à des casseurs identifiés, qu’on pourrait même peut-être préventivement assigner à résidence dans le cadre de l’état d’urgence ou interpeller.»
Quelle est la logique derrière ces ordres?
Pour Alliance, la stratégie de laissez-faire du gouvernement n’a qu’un objectif, jeter le discrédit sur l’ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.
«Je pense que ça vise aussi à discréditer le mouvement social et syndical parce qu’évidemment, lorsque des syndicalistes manifestent contre un texte et qu’il y a des casseurs qui cassent tout dans le quartier, que les riverains sont exaspérés et que la police ne peut pas rapidement intervenir, et bien ça discrédite aussi quelque part le mouvement social» estime Jean-Claude Delage.
Depuis son annonce par le gouvernement, le projet de Loi Travail a suscité une très vive contestation, traduite par des manifestations partout en France. Manifestations en marge desquelles ont été observés de violents affrontements avec les forces de l’ordre.
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Le syndicat Alliance appelle les policiers à se mobiliser le 18 mai contre la «haine anti-flic»
Alliance, syndicat majoritaire des gardiens de la paix, appelle mercredi 4 mai les policiers à manifester le 18 mai, pour dire «stop à la haine anti-flic», après deux mois de manifestations marquées par de nombreux affrontements.
Au vu du sentiment de «défiance relayé jour après jour contre des policiers fatigués, épuisés» et des «centaines» de policiers blessés dans les manifestations, Alliance veut mobiliser «pour que tout cela cesse», annonce le syndicat dans un communiqué de presse.

Le syndicat évoque un «acharnement irresponsable» qui consiste «à vouloir faire croire que les policiers sont des brutes sauvages qui frappent aveuglément sur la jeunesse» et dénonce «cette démagogie idéologique qui prône la haine et la violence contre la police républicaine».
Depuis deux mois, les forces de l’ordre sont mobilisées pour encadrer les manifestations contre la réforme de la loi travail, parfois émaillées de violences et rythmées par des slogans du type «Tout le monde déteste la police». Plus de 1 000 personnes ont été interpellées depuis deux mois et plus de 300 policiers et gendarmes auraient été blessés, affirme une source policière.
La publication de deux affiches de la CGT, le 19 avril puis le 3 mai, a par ailleurs suscité une vive polémique autour des violences policières et provoqué la colère des syndicats de police et du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve. Mercredi, Alliance a demandé à la place Beauvau de «saisir la justice contre [les] attaques calomnieuses envers les représentants des forces de l’ordre».



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