jeudi 30 juillet 2015

30/07 - PARIS, CAPITALE 
DE LA CHASSE AUX MIGRANTS !


Pourquoi fuient-ils leur pays ?
A cause des guerres perpétrées par l’ «Europe» et les «USA»
Migrants à Paris: "La chasse aux allocations n'a rien à voir"


Le gouverne-ment dit que la plupart ne demandent pas l'asile. C'est FAUX !
Migrants. Le gouvene-ment combine rafle humanitaire et le matraquage
En France, il est interdit d'être empathique.

La vidéo qui a fait pleurer le monde entier
Cette vidéo de plus de six minutes montre un jeune sans-abri complètement frigorifié portant un t-shirt jaune troué. Alors que le thermomètre affiche -15 degrés a votre avis qui l'aidera.
Si vous pleurez, n’ayez pas honte, c’est bon signe. Comment peut-on passer sans réaction à côté de ce gamin ? et ils sont nombreux. La majorité. Tous, sauf quelques uns qui sont éveillés.
Autres vidéos demain

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Rappel :
Migrants. Les socialistes combinent la rafle humanitaire et le matraquage
Publié le 19 juin 2015
Comité de Rédaction
Dans la matinée, vendredi 19 juin, le gouvernement a orchestré une vaste «rafle humanitaire» contre les migrants en lutte qui campaient aux Jardin d’Eole, dans le 18ème arrondissement de la capitale. Mais la chasse à l’homme, contre les récalcitrants, s’est poursuivie jusque tard dans la soirée.

Des représentants de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), épaulé par une vingtaine de cars de CRS stationnés autour de la station Jaurès avant le début de l’opération, ont offert aux migrants campant sur place quelque 200 places d’hébergement sur différentes structures de la région parisienne à condition qu’ils quittent les Jardins. Le but de l’opération, commanditée par le gouvernement, est d’en finir avec «le problème des migrants» dans le Nord de la capitale. Le but continue à être de les «invisibiliser» en les dispersant, une logique qui, déjà, présidait à l’expulsion du camp sous le pont aérien du métro La Chapelle.

Sous le coup de la pression et par crainte d’une nouvelle expulsion violente des forces de police, la plupart des migrants est montée dans les bus venus les chercher. Pour les personnes ainsi embarquées, on peut craindre un tri rapide entre, d’un côté, les réfugiés susceptibles de pouvoir déposer une demande d’asile en France et, de l’autre côté, les personnes qui relèveraient du Règlement Dublin (examen de la demande d’asile qui relève du pays où les empreintes digitales ont été prises la première fois, ce qui implique l’expulsion du migrant) ou qui n’auraient «aucune vocation à rester sur le territoire national» car ne pouvant prétendre au statut de «réfugié». Ces migrants pourraient donc être expulsés après passage en centre de rétention. Un petit groupe de migrants aurait tout de même refusé d’embarquer et camperait toujours aux Jardins Eole.

Quelques dizaines de migrants ont refusé cette solution, et pour cause. Certains de ces hébergements se font parfois dans des établissements à une centaine de kilomètres de la capitale, dans des conditions absolument scandaleuses, parfois même dans des structures jouxtant les centres de rétention administrative et la durée de prise en charge en hébergement n’était, bien entendu, aucunement spécifiée.

L’AG des soutiens qui a eu lieu, par la suite, à 17h 30, au métro Stalingrad, a décidé d’une mobilisation, samedi, à 14h, sur place, censée rejoindre la manifestation de solidarité avec la Grèce. Par la suite, une tentative d’occupation d’un gymnase, avenue Jean Jaurès, au niveau du métro Laumière, a tourné court en raison d’un déploiement conséquent de forces de répression, en présence du Préfet de Police de Paris, qui a donné l’ordre de matraquer brutalement les soutiens des migrants. Dispersés à nouveau, donc, ils ont été contraints de refluer vers la rotonde, Métro Stalingrad, où ils ont rompu le jeûne de Ramadan, nombre d’entre eux étant musulmans, encerclés par la police. La Préfecture, par ailleurs, a ordonné le bouclage des Jardins d’Eole pour interdire les migrants d’y revenir, y compris pour chercher leurs affaires.

Toute cette situation montre d’une part, la volonté du gouvernement de disperser les migrants, d’atomiser les solidarités qui auraient pu se créer, mais également sa préoccupation à tuer dans l’œuf tout mouvement de solidarité qui pourrait naître ainsi que de coordination entre campements. Face aux fausses solutions avancées par l’OFPRA ou la Mairie de Paris, qui ne sont que des cache-misères du matraquage de Valls et Cazeneuve, il est plus que jamais nécessaire d’unifier les forces et les soutiens, pour que la cause des migrants, qui est la nôtre, puisse gagner sur ses revendications : des papiers et un logement pour tous !
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Depuis le 2 juin et l’expulsion d’un camp où survivaient des centaines de réfugié(e)s sous le métro la Chapelle, Paris vit aux rythmes des expulsions, des fausses réponses apportées par les autorités et des violences, policières ou groupusculaires.
Depuis plus d’un mois, les expulsions se multiplient, de la Chapelle à la Halle Pajol en passant par l’église St-Bernard (près de 20 ans après la célèbre expulsion de ce lieu ordonnée par le gouvernement de Juppé et dont le Parti socialiste, ironie de l’histoire, avait fustigé la violence). La ville de Paris et l’État se retrouvent face à une situation qu’ils regardaient jusqu’ici de loin (à Calais ou à la frontière franco-italienne) et, en guise de réponse, mettent tout en œuvre pour ne pas voir s’installer une zone de refuge comme la pseudo «jungle» de Calais où s’abritent les réfugié(e)s en route pour l’Angleterre. La violence et les réponses au coup par coup montrent bien que l’objectif premier est de diviser et d’invisibiliser les migrants.

L’énorme déploiement policier et la banalisation d’une violence d’État s’accompagnent du traditionnel discours concernant les demandeurs d’asile ; suspicion et remise en cause de leurs qualités de demandeurs d’asile, mise en concurrence entre nationalités, non respect des droits et de la procédure de demande d’asile, etc. Dans les rangs des soutiens, on en vient même à se dire, face à la brutalité policière, au nombre de placements arbitraires en rétention (enfants, mineurs isolés inclus) et d’arrestations, que la période est encore plus sombre que sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Elle fait tristement écho, en tout cas, à la politique migratoire criminelle de l’UE.
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Migrants: pas de Sangatte à Paris, répond Le Guen à Duflot
Paris (AFP)
Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a assuré mercredi, en réponse au cri d'alarme de Cécile Duflot sur l'accueil des migrants, que personne ne voulait d'"un Sangatte à Paris".
Interrogé par Europe 1 sur la lettre ouverte de l'ex-ministre EELV au président François Hollande, où elle dénonce un "Waterloo moral" de la politique migratoire, le responsable socialiste a rétorqué: "Il y a longtemps qu'elle a quitté le champ de bataille..."
La politique du gouvernement "en matière de migrations est ferme, juste et humaine", a estimé M. Le Guen.
"Evidemment, personne n'imagine qu'il y ait un nouveau Sangatte dans Paris", a-t-il tranché, en référence au vaste camp proche de Calais où étaient regroupés durablement des migrants candidats au passage vers la Grande-Bretagne.
"A moins que Mme Duflot, qui est députée de Paris, ne propose tout simplement que dans sa circonscription, on regroupe tous les immigrants qui sont aujourd'hui dans les rues", a glissé M. Le Guen, lui-même élu de Paris.
Dans sa lettre ouverte au président François Hollande, l'ex-ministre et députée écologiste s'indigne des évacuations de camps de réfugiés et exhorte à "résister au vent mauvais de la xénophobie".

Mardi soir, la maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est prononcée en faveur de la création d'un centre d'accueil pour migrants, où ils pourraient décider s'ils veulent ou non demander l'asile en France. La localisation, le format et le mode de gestion de ce centre "sont à l'étude", et "il n'ouvrira pas avant plusieurs semaines", a précisé un porte-parole à l'AFP.
Selon les coprésidents du groupe écologiste de Paris, qui ont eu des échanges sur le sujet avec Mme Hidalgo mardi après-midi, cette dernière serait plutôt favorable à ce que ce lieu se trouve "à proximité de Paris".
"Nous préfèrerions dans Paris", quitte à ce qu'il y ait plusieurs lieux d'accueil, a dit Anne Souyris à l'AFP.
La fédération du FN de Paris a dénoncé mercredi dans un communiqué la volonté d'Anne Hidalgo "d'installer un nouveau Sangatte en plein Paris!" Elle a accusé la" municipalité d’être directement responsable du sort dramatique des clandestins dans notre capitale" par l'aide qu'elle apporte aux migrants, et exigé que ces derniers soient "expuls(és) vers leurs pays d'origine".

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