jeudi 30 juillet 2015

30/06 - LE SYSTÈME MÉDICAL EST EN FAILLITE
MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE.

Par René Bickel
Franchise médicale, déremboursement pour les uns, passe-droit pour les autres. Main basse sur l’Assurance Maladie, un système corrompu bien rôdé.

De nos jours le médecin est un commerçant, les officines des drugstores. L’industrie chimique qui chapote le tout, représente une véritable puissance occulte plus riche que certains états.
Principale pollueuse des écosystèmes à travers ses divisions industrielles et agricoles ainsi que des êtres humains à travers ses divisions pharmaceutiques (dites des «sciences de la vie»), elle pille sans vergogne la Sécurité Sociale aidée en cela de ses réseaux d’influence.   Si la Sécurité Sociale est en déficit, ce n’est pas le public qui est fautif, ce n’est pas lui qui pousse à la dépense comme on le lui rabâche, ni les retraites qui plomberaient les comptes, ce sont les laboratoires pharmaceutiques, et leurs moyens de pression gigantesques, les véritables responsables, avec la complicité des médecins, des pharmaciens, etc…   Il fut un temps où ces entreprises avaient pour but, la santé publique, la respectabilité, la gestion en bon père de famille.
Aujourd’hui, quel est l’objectif poursuivi, sauver l’humanité souffrante ? Evidemment non, mais avant tout de générer des volumes et des marges, rétribuer les actionnaires, et prendre le leadership dans les domaines d’activités stratégiques par le jeu des rachats, des fusions, des brevets afin d’obtenir le monopole planétaire du marché de la santé humaine. Tous les moyens sont bons pour y parvenir. Et, lorsque l’on officie en France dans la pharmacie, le plus sûr moyen de s’enrichir c’est, en plus, le pillage de la Sécurité Sociale.   Le contexte très particulier des soins dans notre pays est une aubaine pour le corps médical et les fabricants. Les laboratoires l’ont bien compris. Le médecin décide seul à sa convenance, dans le secret de son cabinet et sans contrôle véritable, tout à la fois du diagnostic, de la thérapeutique, du nombre de visites, des examens complémentaires, des hospitalisations, des cures, etc … Généralement il se contre-fiche du coût pour la collectivité car il se croit naïvement le rempart à la maladie. De plus, il est protégé par son lobby et couvert par le secret médical qui l’affranchit de toutes responsabilités économiques, sociales et médicales.
Il ne faut jamais perdre de vue que c’est la Sécurité Sociale (charges patronales, salariales, …) qui financent les honoraires des médecins, les soins, mais aussi les frais de marketing et de développement de l’industrie pharmaceutique, qui a tout intérêt à faire prescrire les spécialités les plus chères, à peser sur les volumes et le nombre d’actes. La médecine est un commerce captif dans le cocon de la Sécurité Sociale où le malade n’a pas le choix et où le médecin se rémunère lui-même. Cercle vicieux où plus il consulte et prescrit des produits chers, plus il s’enrichit lui, les pharmaciens, les laboratoires d’analyses, … et surtout les fabricants de chimie et de matériels.
Dans tout individu en bonne santé sommeille un malade qui s’ignore, en gros, il n’y à pas de maladie il n’y a que des malades (c’est ce que l’on enseigne à la faculté). Le marketing médical s’est mis en place très tôt (vers 1950) afin de créer, de toute pièce, des symptômes et des maladies. Les budgets marketing représentent aujourd’hui 30% du chiffre d’affaires et plus dans certaines entreprises, les budgets de recherche et de développement 10% et moins. Il ne faut donc pas s’étonner du résultat.
La stratégie de marchandisation de la santé publique consiste à former des équipes spécialisées expertes en communication, parfaits embobineurs et tourmenteurs tout à la fois – (publicitaires, psychologues, chefs de produits, attachés de recherche, directeurs marketing, visiteurs médicaux, rédacteurs, groupe de pression en tous genres …) – pour forcer les médecins à remplir toujours plus d’ordonnances, prescrire au plus grand nombre possible de patients les spécialités les plus chères et les plus rentables pour les laboratoires, mais, également faire baisser le seuil des âges, le seuil des résultats d’analyses, des normes, d’amplifier les symptômes afin de commencer le plus tôt et le plus longtemps possible les traitements.
Les laboratoires pharmaceutiques sont aidés en cela par le «ciblage» Cegedim (ex Gers) un organisme qui fournit les chiffres d’affaires des médecins, leurs dépenses (chiffres provenant des statistiques de la Sécurité Sociale elle-même ?) afin qu’ils puissent sélectionner précisément les médecins les plus dispendieux sur lesquels l’ensemble des réseaux de vente vont se focaliser. Les médecins à petits chiffres d’affaires sont appelés «brèles» dans cette profession et ne sont jamais visités, car ils sont considérés comme des marginaux sans intérêt pour le système. Les médicaments appelés «rossignols» des petites firmes qui n’ont pas les moyens de communication des grands trusts et dont la rotation est trop lente chez les pharmaciens, les prix et les marges trop bas, sont automatiquement supprimés, quel que soit le service médical rendu. Des médicaments efficaces disparaissent de la pharmacopée lorsque leurs prix de remboursement n’ont pas été suffisamment revalorisés.
Lorsqu’un médicament stratégique (qui génère du cash) a fait «le plein» du marché, comment font-ils pour qu’il progresse encore, le premier moyen utilisé est de monter la posologie journalière sous le vocable de «traitement d’attaque» cela permet en général de doubler les ventes. L’étape suivante consiste à faire prescrire hors autorisation de mise sur le marché (AMM) dans des indications proches de celles-ci, et là encore cela permet de doubler à nouveau les ventes. Ces méthodes ne sont pas autorisées et il peut y avoir des résistances, mais c’est alors qu’intervient la dialectique, et le matraquage marketing qui font des miracles.   Viennent aussi les expérimentations dites «bidons» de phase IV et autres, qui sont rémunérées aux médecins expérimentateurs et qui dopent les ventes (le patient ici est un cobaye).
Puis, vient le temps d’inventer des maladies nouvelles, des interventions superflues, purs concepts marketing (la maternité, la tendance dépressive, la ménopause, l’hyperactivité infantile, l’esthétique, etc…). Le DSM III et IV cheval de Troie à la chimie psychiatrique, par exemple : la Ritaline (scandale absolu) – tentative de normalisation sociale dès l’enfance a été imposé aux Américains il y a 15 ans par les complices de la FDA – est rentrée en France, malgré 200.000 signatures contre. L’humanité entière et toute la vie sous traitements. On contre-indique l’allaitement (le lait des mamans est empoisonné) en échange de royalties sur les laits maternisés.
Le marché des ablations, des pacemakers, des prothèses, du rajeunissement fait florès. Et, enfin, l’objectif n’étant pas de soigner, comme dans l’industrie des tabacs, on promeut carrément des principes actifs qui rendent malade et dépendant (le patient ne peut plus s’en passer), une addiction programmée pour faire tourner les affaires et remplir des coffres dans les paradis fiscaux. C’est toute la collectivité qui paye.   Certains chirurgiens inventent des pathologies inexistantes, l’urologue Rossignol spécialiste des cancers imaginaires opère toujours. Amygdales, appendicites, hystérectomies, ablations du colon, végétations et autres, ont enrichi pas mal de générations d’escrocs, et cela continue.
Le principal obstacle aux médicaments génériques, qui aideraient à réduire les dépenses, sont les laboratoires eux-mêmes, qui d’ailleurs ont pris les devants depuis 30 ans en «génériquant» leurs propres molécules au cas, très improbable, où un gouvernement imposerait leur usage.
Comment les médecins peuvent-ils résister à cette pression organisée ? N’oublions pas qu’ils sont seuls au cabinet et que les tentations sont fortes, comment résister lorsqu’un millier d’experts en communication, ce qui n’est pas rare dans les grands groupes, les entreprennent 10 à 12 fois par an, et plus encore lors des lancements de molécules «prometteuses» à l’aide parfois de 2 ou 3 prestataires de service qui louent des équipes supplémentaires.
Ce n’est pas par philanthropie que les laboratoires paient les «bons vendeurs» 20 fois le salaire ouvrier.   Le code de la Santé, qui n’est jamais appliqué, interdit toutes méthodes de vente chez les médecins, qui doivent prescrire en toute indépendance, à bon escient et selon les bonnes pratiques.   La politique d’échantillonnage de médicaments gratuits des laboratoires (amorçage) est financée indirectement par la collectivité. On n’est pas non plus certain de l’innocuité des échantillons qui «s’altèrent» durant des semaines, des mois dans des halles, des caves et les coffres de voitures surchauffés l’été, des visiteurs médicaux.   Les scrupules des médecins récalcitrants sont levés avec les petits cadeaux, les déjeuners d’affaires, les sorties spectacles, les voyages «d’études» avec les épouses, les congrès, les publications (qui flattent l’ego), etc …
Les budgets de relations publiques et de marketing peuvent représenter 30% et plus du chiffre d’affaires. Lors des congrès, des voyages «d’études», de récompenses, généralement à l’étranger, les dépenses se font le plus souvent en papier monnaie, distribué à l’envi aux équipes d’accompagnement, afin qu’elles puissent toujours mieux anticiper et satisfaire à tous les désirs des invités, qui, vous le rendront bien. Une demi-journée de congrès cinq jours de tourisme. Cela explique aussi, en partie, la cherté des médicaments à l’arrivée et le «trou» de la sécu.
Comment se fait-il que dans un pays développé avec tout le confort, tous les biens matériels possibles et imaginables, nous ayons autant de consultants pour le moindre «bobo» ? Seul le «forcing» peut l’expliquer.   Dans notre pays, il n’existe pas un cabinet médical ou chirurgical, une officine, un laboratoire d’analyse, qui ne soient remplis de patients du matin au soir toute l’année. Il n’est pas exclu de rencontrer des médecins qui font 80 à 100 actes par jour (est-ce médicalement raisonnable). 200000 médecins qui font de «l’abattage», des frais de déplacement redondants sur le même lieu géographique, multipliez par le prix des consultations, rajoutez le remboursement des médicaments les plus chers, les examens de laboratoires et les interventions inutiles, la multiplication des actes, les échographies et doublons en radiologie, les transports ambulanciers de complaisance, etc.. La moyenne des honoraires des médecins généralistes en 2007 est de 175 000.00 €uros/an (source Le Monde).
Les personnes âgées visitées tous les 15 jours avec parfois 20 produits différents sur l’ordonnance (un vieux, un hypocondriaque, un déprimé, une personne seule ou qui n’a plus sa tête, quelle aubaine !).   Une dose de dichotomie, de clinique privée, la faiblesse des autorités de tutelles et des gouvernants, rajoutez les entreprises et l’Etat qui ne payent pas leur tribu, et vous obtenez le trou (soi-disant) abyssal de la Sécurité Sociale. Le taux de remboursement le plus rentable pour les cliniques privées et les interventions les plus chères pour les hôpitaux publics. Les dentistes, les ophtalmologues, les radiologues, toutes les professions médicales sont dans le coup. Et même les services d’urgence qui traitent les rhumes à présent !
Les «mandarins» et leurs lits privés qui utilisent les structures et les personnels de l’hôpital public à leur profit. Certains médecins hospitaliers consacrent 1 heure par jour à leur service, et sont passés maîtres dans l’art de déléguer tout le travail aux étudiants et aux petits personnels (comme ils disent) certains même se défaussent de leur responsabilité médicaux légales en cas d’accidents. Il n’est pas rare de voir une infirmière, une sage-femme condamnée à leur place. On peut avoir confiance dans nos Juges.   Cette dégoulinade, cette marchandisation effrénée, cette dérive absolue, curieusement, entraîne parallèlement un mépris des patients, un appauvrissement de la morale, des qualifications et du service médical rendu, doublée d’une arrogance singulière vis à vis des populations.
Certes le médecin n’a jamais été un grand communicant, il faut avoir une fois posé une question embarrassante au cabinet ou suivi la visite d’un patron à l’hôpital pour s’en convaincre. Les médecins n’ont plus la formation classique de jadis, qui leur conférait une certaine humanité et un vernis de noblesse, ils passent le plus vite possible à l’université pour vite prospérer sur terre. Les vocations ne sont plus motivées que par l’argent. Il est loin le serment d’Hippocrate. C’est même le peu de confiance qu’inspire tout ce système qui accroît le nomadisme des patients.
Les connaissances des jeunes généralistes aujourd’hui ne passeraient pas le seuil de la première année d’infirmerie en 1950. Ils sont incapables de faire l’interrogatoire et de poser un diagnostic, juste bons à appliquer les fiches techniques des laboratoires pharmaceutiques, le bréviaire, ou de changer les posologies et les médicaments au grès des passages des visiteurs médicaux, c’est le dernier qui a parlé qui l’emporte. Imaginez la neutralité de l’enseignement postuniversitaire (EPU) intégralement financé par l’industrie pharmaceutique, pure propagande. Chaque jour des réunions EPU sont organisées par les laboratoires (au frais de la collectivité), les médecins invités, triés en fonction de leur chiffre d’affaires, n’ont que l’embarras du choix entre la notoriété des établissements étoilés et des menus.   La contrepartie du statut protégé, des privilèges, du numerus clausus comportaient certaines obligations, aujourd’hui il n’y a plus aucune contrainte, que des droits aucun devoir. Fini le médecin de famille, l’amour du métier. Ils visent tous aujourd’hui et dès la faculté le petit confort, les gros honoraires, les dépassements, surtout pas de responsabilités, pas de garde le dimanche, pas de garde la nuit, une installation près des grandes villes ou mieux sur la Côte d’Azur. Est-il si difficile, pour un ministère responsable, d’imposer aux médecins débutants leur lieu d’exercice et une couverture nationale ? Non contents de vivre grassement aux dépends des malades et de la collectivité, une grève de ces marchands de pilules, obtient satisfaction dans la semaine, Stop. Des mois de grève plus que justifiée d’infirmières (véritables bonnes à tout faire) mal payées, méprisées et qui font tout le sale travail, rien. Lâcheté, iniquité !   Les maladies nosocomiales : certains médecins ne se lavent même pas les mains, d’autres piquent les malades à travers le pantalon, les sondes ne sont pas désinfectées, on opère sans vergogne dans des cliniques et des salles en réfection. Par contre, s’il s’agit d’une personnalité tout le monde est aux petits soins, on réveille le chef de service, on déroule le tapis rouge. Tout n’est pas si mauvais.   Pollution industrielle, mise en danger des salariés (amiante, irradiation, silicose ..). Enfance maltraitée, femme battue, brutalité policière, médecin fou ou abusif, pratique médicale illégale. Silence total. Clause de conscience, soins palliatifs, accompagnement, etc …, illustrent le courage des médecins à l’usine, à l’école et dans la société. L’Académie de Médecine ne déclarait-elle pas en 87, que l’amiante, ce n’était pas si grave ça ! Qui payait derrière ?   Qu’en est-il des pharmaciens de ville, marchands de compotes, de bonbons, de cosmétiques, de parfums, bientôt de saucisses frites, pourquoi pas ? La connivence médecins/pharmaciens, le laxisme du système et les marges commerciales abusives permettent de faire tenir les officines par les préparateurs (quasi smicards) six mois de l’année et plus, pendant que le titulaire est dans les îles. Tout se passe par téléphone en cas de problèmes. La seule contrainte pour ce commerçant est de cacher son opulence (en millions d’€) aux populations et au fisc. Caricature, à peine !   Pour que ces mécanismes perdurent et enflent, il convient de mettre en place une stratégie concertée au travers toute la filière – les malades eux-mêmes pris en otages et dupes du système – le tout orchestrée par l’industrie pharmaceutique.   Ce n’est pas un hasard si les entreprises pharmaceutiques, gérées comme des sectes, organisent la culture du secret, la parcellisation des tâches qui empêchent les personnels, consommateurs eux-mêmes, d’avoir une vision claire de ce qui se passe.   Le pantouflage qui permet de coopter les hauts fonctionnaires transfuges et ainsi mieux connaître les petites ficelles des centres de décision et des ministères. Le noyautage des services et des autorités de tutelle où il n’est pas rare de rencontrer des responsables de grands groupes pharmaceutiques aux postes décisionnels.   Aucun fonctionnaire ne peut faire un prix de revient industriel, juger des fausses innovations ou l’inflation masquée, et encore moins imposer un prix de médicament décent, aucun fonctionnaire ne peut juger de la véracité des résultats des essais thérapeutiques en vue de l’autorisation de mise sur le marché d’une molécule. Les laboratoires pharmaceutiques sont juges et parties, les travaux soi-disant scientifiques, les essais thérapeutiques sont tous financés directement ou indirectement par les laboratoires, les statistiques manipulées.   Le discours bien rodé et invérifiable pour justifier les prix des médicaments qui consiste à mettre en avant le coût de la recherche et son leitmotiv : «la mise sur le marché d’une nouvelle molécule nécessite 10 ans de recherche, 500 millions d’€uros d’investissement et il ne reste alors que 10 ans pour le retour sur investissement avant que la molécule ne tombe dans le domaine public». C’est ce qu’ils veulent faire croire ces esthètes du pillage économique en cols blancs. Avec les filiales, les rachats, les fusions, la circulation des matières, la mondialisation, personne ne connaît véritablement le coût réel de la recherche et du développement d’une molécule, de son véritable prix de revient industriel. L’habillage comptable lui affecte ce que l’on veut. Le prix de revient du médicament est le secret le mieux gardé des firmes. Seule une poignée de hauts dirigeants savent, même les directeurs de filiales à qui les maisons mères imposent les prix de rachat des matières premières et de produits manufacturés (principe d’évasion fiscale) sont dans l’ignorance. La boite en carton peut valoir 10000 fois le coût du principe actif qu’elle contient. On ne fait pas état des vieilles molécules dont on découvre fortuitement de nouvelles indications, une vraie mine d’or. On ne parle jamais des gains de productivité et des économies d’échelle qui sont considérables dans cette branche, etc…   Les négociations d’AMM et des commissions des prix (évaluation du service médical rendu/prix) se soldent souvent par le retrait de vieux médicaments peu onéreux et efficaces, mais tombés dans le domaine public ou ne générant pas assez de «cash», au profit des médicaments nouveaux les plus chers (blockbusters*), les plus juteux, et dont le bénéfice thérapeutique n’est pas prouvé (des essais thérapeutiques le plus souvent orientés et discutables).   Depuis 30 ans, à part le renchérissement et l’inflation des volumes, il n’y a aucun progrès thérapeutique tangible avec les nouvelles molécules, ou si peu, rien dans le cancer, le sida, la sclérose en plaque, l’Alzheimer, le Parkinson, le lupus, la dépression, … évidemment encore moins dans les maladies orphelines. Pire encore, la plupart des médicaments sont tous pareils, seul le discours les différencie, cela se nomme segmentation du marché. Ces commissions sont aussi le moyen de faire passer les «enveloppes», d’éliminer les produits des petites entreprises au profit de ceux des multinationales, ou de dénigrer les principes actifs efficaces, peu onéreux et sans effets secondaires comme l’homéopathie. L’herboristerie a été éliminée autrefois de cette façon. Ne parlons pas des médecines douces, naturelles et alternatives et de la mise au banc des quelques médecins qui la pratique.   Avec le brevetage personne n’aura bientôt plus le droit de se faire une infusion de son jardin sans payer des royalties à l’industrie chimique. Par contre aucun État, aucun contre-pouvoir à ce jour ne peut les empêcher de piller le monde animé et les savoirs faire ancestraux des pays du tiers monde et de breveter le vivant (molécules végétales, OGM, séquençage, etc …). Toute la planète sous dépendance en esclavage. Impossible de leur faire appliquer le principe de précaution. L’exemple de Monsanto, mais pas seulement, toutes les multinationales sont «mouillée», et lorsqu’elles sont trop compromises elles se repassent le «bébé», s’échangent les molécules ou changent de nom comme Novartis agrochimie (ex-Ciba-Geigy-Sandoz) qui devient Cyngenta. Personne ne s’y retrouve.   Ils ne sont pas avares de désinformations ni de mensonges. Un des grands trust de produits phyto-sanitaires avait pris pour emblème de ses marques – un papillon – insecte qui à pratiquement disparu de nos campagnes avec les pesticides.   Il faut voir les réactions frénétiques des dirigeants à la moindre petite contrainte réglementaire : convocation des équipes, mise en place de cellules de réflexion, communiqués de presse, inflation des budgets de marketing et de «relations publiques», lobbying, etc… Toute chose concevable, et encore, pour des marchands de lessives (pollution mise à part, d’ailleurs ce sont les mêmes entreprises) mais concernant la santé, est-ce vraiment éthique ?   La pharmacovigilance dont la mission est de protéger les populations des effets secondaires indésirables, des dangers : le médicament est rarement mis en cause, voire jamais, les malades sont morts parce qu’ils étaient fragiles ou encore parce qu’ils présentaient une pathologie associée, bref c’était de leur faute. Dans certaines études multicentriques concernant des milliers de malades, il n’est pas rare de constater plusieurs dizaines de décès, parfois centaines, directement imputables aux produits. Les accidents sont minimisés ou tenus secrets et n’empêchent nullement la mise sur le marché des produits incriminés. Pour anticiper les obstacles éventuels, certaines  expérimentations humaines dangereuses sont organisées dans des pays pauvres aux contraintes réglementaires inexistantes.   Il faut en effet que, coûte que coûte, les molécules porteuses (blockbusters*) sortent au plan local et mondial. Les quelques effets secondaires graves et les décès survenus au cours des essais sont niés ou ne sont pas statistiquement significatifs, selon la formule consacrée (sauf si cela tombe sur vous ou votre propre famille). On ne va tout de même pas arrêter la machine à profits pour un épiphénomène.   La Talidomid, le talc Morhange, plus récemment le Vioxx, etc.. . Rien ne peut arrêter une multinationale avec 100 filiales dans le monde : si, son anti-inflammatoire destiné au traitement de fond de l’arthrose, de la polyarthrite rhumatoïde, provoque trop d’allergies graves, qu’à cela ne tienne, elle le représentera sous une autre marque dans les traitements de courte durée, les grippes, les angines, et ça passe. Bien que tout le monde sache que les allergies ne dépendent pas de la dose (dose-dépendante). Le traitement de la pelvispondylite rhumatismale par la Butazolidine n’est plus assez juteux pour le laboratoire, on le supprime avec la bénédiction des «autorités de santé». Non Messieurs ! Vous profitez par ailleurs largement des largesses du système français, en contrepartie vous continuerez à produire la Butazoline, qui coûte à la collectivité 124 euros/an/patient contre 30 000 euros/an/patient, avec vos nouvelles molécules !   Des lots de médicaments en péremption sont ré-étiquetés et revendus dans les pays pauvres. L’argent, le pouvoir permettent d’étouffer rapidement les scandales. Heureusement pour eux, les peuples n’ont aucune mémoire.   Le conseil de l’ordre, le secret médical, la fatuité ne sont pas anodins dans tout ce processus. L’hypocrisie, le corporatisme, le mercantilisme et le mépris font le reste.   A quelques exceptions près, les procès en réparation n’aboutissent jamais. L’omerta est la règle. La presse médicale est intégralement financée par les laboratoires. La moindre velléité de révélation ou d’investigation de la part des médias spécialisés ou grand public est verrouillée par l’achat d’espaces publicitaires, d’invitations, de conventions à grand spectacle, de préférence dans les pays exotiques, tout frais payés. Ça calme la plume des plus intrépides.   Il ne faut pas non plus oublier les autres gestionnaires très au courant, mais qui ne veulent pas perdre leur pré-carré : syndicats, CHSCT … . Totalement inopérants.   Le lobbying des fabricants s’exerce partout, les hôpitaux, les étudiants, les professeurs de thérapeutique, les pharmaciens hospitaliers, les responsables et décideurs de toutes natures, on n’imagine pas, jusqu’au plus haut niveau. Comme chacun le sait, il y a à Bruxelles des immeubles entiers d’officines spécialisées qui font le siège des parlementaires. Les procédures de mise en marché sont aujourd’hui européennes et mondiales. La razzia est mondiale, mais la France avec son système de remboursement reste la cerise sur le gâteau.   Les malades font partie intégrante des plans de développement marketing – au point qu’ils dictent eux-mêmes aux médecins les ordonnances – par le jeu de la publicité médicale grand public (soi-disant interdite) distribuée dans les salles d’attente des cabinets, au travers les revues people et la télévision, et, bientôt directement par Internet et le porte à porte. On n’arrête pas le progrès.   Quel est la personne en capacité de dire : «docteur, n’est-ce pas dangereux de prescrire à ma mère âgée de 80 ans, 20 médicaments différents ? Ou bien, mon père est vieux, mais il tenait le coup avant qu’il ne prenne tous ces médicaments ? Je crois que ce sont les médicaments qui sont en train de le tuer !  Ou encore, pourquoi  me changez-vous mes médicaments et les posologies si souvent ? Ce produit trois fois par jour n’est-ce pas trop ?» …   Il est courant de voir des personnes âgées simplement affectés par l’âge – dont la pathologie est connue et stabilisée – abonnées aux prises de sang et/ou aux visites tous les 15 jours et plus, et, aux examens complémentaires en tous genres. Qui paye la gabegie ? Les CRAM, les CPAM, les MSA, les Mutuelles ne peuvent pas l’ignorer. Devant de tels abus de faiblesse, n’est-ce pas aux autorités de tutelle de prendre leurs responsabilités ? Et qu’en est-il des directions des CRAM, des CPAM, à quoi servent-elles ?   Pour purger les dépenses, il est urgent de récupérer la dette de l’Etat (23 milliards d’€uros) et des entreprises débitrices, créer un service de contrôle, une haute autorité indépendante comportant des représentants de la société civile, avec un vrai pouvoir coercitif, pas seulement consultatif, et changer tous les cinq ans son collège, interdire la publicité médicale, imposer les génériques et les prix des médicaments. Interdire la visite médicale, l’enseignement continu doit être confié à la Faculté, contrôler les médecins, diminuer les marges des pharmaciens, arrêter les examens de laboratoires inutiles, les interventions inutiles, stopper la dichotomie et la prévarication, démanteler les réseaux. C’est un acte de salubrité publique si l’on veut préserver la solidarité.   Le temps presse, l’enjeu est d’autant plus urgent et vital que la consommation va être multipliée par 3 ou 4 d’ici à 2030. Que l’on ne nous dise pas que la recherche va s’expatrier en cas de contraintes, pur fantasme et manipulation médiatique. La «soupe» est trop bonne dans un pays où la consommation de médicaments est proportionnellement la première au monde, justement grâce au système de Sécurité Sociale corrompu par l’industrie pharmaceutique et les prévaricateurs de tous poils. Sottise de penser que les choses peuvent se réguler d’elles-mêmes. Cette industrie n’est pas prête de changer ses mœurs, et, si personne n’enraie le phénomène, cela ne peut que s’aggraver. Si quelques-uns dans une organisation, quelle qu’elle soit, se taillent la plus grosse part du gâteau, il ne reste plus rien pour les autres, c’est simple à comprendre. Va-t-on tolérer encore longtemps ces pratiques ?   * blockbuster : molécule qui génère plus de 1 milliard $ / an de ventes.   Cet article est une compilation rassemblée sur le web par un ami, ancien cadre de l’industrie pharmaceutique.  

Un exemple parmi des milliers
  B. un solide agriculteur retraité de 80 ans qui n’a jamais eu affaire à la médecine rend visite au médecin pour des problèmes de douleur au ventre. Après une coloscopie, on lui trouve des polypes qui pourraient dégénérer vers le cancer. Face aux sirènes médicales, B. n’entendait pas l’avis d’un proche qui déconseillait l’ablation d’une partie du colon. Cet homme autonome avant l’intervention chirurgicale s’est retrouvé invalide, complètement dépendant, après neuf mois d’hospitalisation suite à des complications liées à cette intervention. Il aura coûté, pour 2007, la somme de 300 500, 55 € à la CMSA. Il aura donc coûté la valeur d’une villa avec piscine pour se retrouver dans un état déplorable alors qu’avec une bonne hygiène de vie il aurait encore pu rester valide de longues années.   Certains types de tumeurs évoluent tellement lentement que la plupart de ceux qui en sont atteints meurent «avec» leur cancer plutôt que «du» cancer. Pour le cancer de la prostate par exemple, des autopsies menées sur des hommes de plus de 60 ans, décédés d’autres causes, ont montré que plus de la moitié avaient une bosse à la prostate sans même le savoir   Ceci fait dire au  Professeur HACKETHAL, célèbre  et honnête chirurgien allemand, que «la peur du cancer n’est pas réellement fondée. Elle est basée sur des erreurs et des mensonges. La plupart des cancers sont des cancers bénins… La panique que la médecine entretient au sujet du cancer constitue un scandale à l’échelle planétaire.»   Plus on cherche, plus on trouve. Dans le corps humain tous les jours, des cellules anormales surgissent dans l’un ou l’autre de nos organes. Le système immunitaire les combat de son mieux et s’en tire très bien lorsque l’hygiène de vie est bonne. Alors qu’auparavant, ces petites tumeurs passaient inaperçues, elles nous sont aujourd’hui révélées par des outils de plus en plus perfectionnés. Au Japon, on a réalisé un dépistage de masse auprès de 4 000 volontaires, grâce à une nouvelle technologie qui permet d’obtenir des images du poumon: le scanner en spirale. On a trouvé 10 fois plus de cancer du poumon qu’avec une radiographie ordinaire. Après de tels examens, des individus en parfaite santé se sont découverts tout à coup cancéreux. Sans être opposé aux tests de dépistage, des médecins chercheurs dénoncent les excès dans  le cas de cancer.  S’agit-il bien d’un cancer? Pour le confirmer, il faut passer une batterie de tests effractifs et désagréables, qui engendrent inconfort et anxiété. Les peurs, liées à la suite de diagnostics terrifiants créent de nouveaux cancers.  «Le cancer fait peur. Trop peur pour rien! « Dr Fernand Turcotte,   Le cancer a toujours une cause et un cancer peut être guéri par des méthodes naturelles et le bien-être intérieur.    www.alasanteglobale.com/index.html www.sos-detresse.org/dossiers/cancer.htmwww.drday.com/ (En anglais) medecinenouvelle.com/  

Sortir de l’impasse
  Combien coûte un enfant lourdement handicapé à vie  suite à un vaccin inutile et obligatoire ?   Combien coûte un individu classé séropositif auquel on préconise, alors qu’il est en bonne santé, un traitement onéreux jusqu’à mort s’en suive ?  Etc…   Combien de victimes de la médecine parmi les 5 millions d’handicapés que compte la France  (chiffre de l’INSEE) ? Parmi ces 5 millions, près de 2 millions sont des handicapés lourds en forte situation de dépendance. Même si l’on peut estimer qu’un fort pourcentage d’handicaps  résulte de divers accidents ce chiffre est énorme.   Ces dernières années, en France, les dépenses de santé dépassent la somme faramineuse  de 200 milliards d’euros Allons-nous travailler comme des esclaves et régresser socialement pour payer le poids de plus en plus lourd de la «maladie» ?

La vraie santé ne coûte rien
Un peu d’utopie. Si les autorités et les médias motivaient les citoyens à prendre leur santé en main ? Et si l’hygiène vitale, une véritable alimentation saine et les méthodes naturelles de santé qui ont fait leurs preuves, les clefs du bien-être étaient enseignées ?  Se pourrait-il alors que la sécurité sociale fasse de gros bénéfices tout en baissant largement les cotisations ? Et tout le racket via la CSG, RDS et URSSAF n’auraient plus de raison d’être.

René BICKEL

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