dimanche 12 juillet 2015

++13/07 - LE DALAÏ LAMA FÊTE SON 80E ANNIVERSAIRE
AVEC GEORGE W. BUSH AU TEXAS.

États-Unis le 1er juillet. 
Facile de comprendre de quel côté il est ! Désolée pour ceux qui pensent que c'est une âme pure.

La face cachée du dalaï-lama Par Geoffroy Lejeune
Icône médiatique consensuelle, le chef spirituel des Tibétains ne serait pas aussi zen que le veut sa légende. Un portrait au vitriol cherche à le démontrer.
On connaît son sourire rayonnant, ce visage plein d’empathie au-dessus d’une toge safran, cette sérénité de chaque instant au service d’un dis cours tout empreint de pacifisme, récompensé par le prix Nobel de la paix en 1989. TenzinGyatso, 76 ans, quatorzième dalaï-lama, en exil depuis 1959 à Dharamsala (Inde), incarne mieux que personne les valeurs bouddhistes, dont la philosophie zen rencontre un grand succès dans le monde occidental, et est le visage du Tibet martyrisé par le régime communiste chinois. En 1997, le film de Jean-Jacques Annaud Sept Ans au Tibet avait largement contribué à populariser son combat et ses idées.

Portrait au vitriol du journaliste Maxime Vivas et démolition en règle d’une icône médiatique et politique jusque-là intouchable. Dans Dalaïlama, pas si zen (éditions Max Milo), l’auteur tire à boulets rouges, révélant la face cachée du guide spirituel tibétain. Son credo : le dalaï-lama est le chef d’une religion «avilie au niveau d’une secte, régnant sur un million d’adeptes captifs dans un territoire fermé, à l’abri du regard du monde».

C’est à l’occasion d’un voyage au Tibet, en 2010, que Maxime Vivas explique avoir découvert ce qu’on lui cachait. Comme tout Occidental, il s’attend à trouver sur place un peuple martyrisé, un pays blessé par l’occupation chinoise, au patrimoine et à la culture pillés et détruits. Il rappelle l’irruption spectaculaire de la question tibétaine sur la scène médiatique en mars 2008, alors que Pékin se prépare à accueillir les jeux Olympiques d’été. Des émeutes éclatent au Tibet. La répression est brutale. L’indignation gagne le monde libre.
Très mobilisées, les organisations de défense des droits de l’homme réclament le boycott des Jeux et parviennent à perturber le parcours de la flamme olympique en Europe – à Paris, un militant bouscule une athlète chinoise handicapée porteuse de la flamme. Reporters sans frontières vend un million de tee-shirts où les cinq anneaux olympiques sont représentés sous forme de menottes ; l’opinion publique internationale en est persuadée : les droits de l’homme sont bafoués en Chine, le Tibet est un pays sous occupation.

Sur place, ce n’est pas ce que Maxime Vivas découvre. Son enquête sur la question tibétaine et le dalaï-lama lui révèle que la situation n’est pas celle que l’on croit et que le visage réel de Tenzin Gyatso, mal connu, ne correspond pas aux clichés habituels. Lui aussi aurait exploité son peuple. Apparaît un chef politico-religieux déchu, revanchard, nourrissant un seul projet : son retour au Tibet pour y faire régner de nouveau son pouvoir absolu.

Le Tibet ancien : une théocratie “moyenâgeuse”
Cette thèse devrait plaire au gouvernement chinois. L’auteur l’assume. Issu des rangs de la gauche laïque, ancien référent littéraire d’Attac, il explique vouloir d’abord déconstruire la propagande protibétaine, tout en évitant de tomber dans le piège de celle de Pékin. Son objet n’est pas de s’attaquer au bouddhisme ni de prendre fait et cause pour la politique d’occupation chinoise, mais d’offrir “les moyens d’un jugement éclairé”. Aux yeux de Maxime Vivas, la compassion à l’égard du Tibet n’a pas vraiment lieu d’être. Il décrit un pays en profonde mutation, libéré de la domination des moines, de l’esclavage et du servage. La société tibétaine organisée par les lamas n’était qu’une théocratie, caractérisée par la domination sans partage d’une caste de moines sur une population asservie.

«Les maîtres avaient le droit de punir leurs gens, de les obliger à pratiquer une religion,[…] de les mettre à mort», écrit-il, en précisant qu’un quart de la société est composé de clercs vivant dans des palais. Le reste de la population travaille pour nourrir ses prêtres. L’autorité spirituelle du dalaï-lama est telle qu’elle étouffe toute capacité de révolte du peuple. Les plus pauvres sont asphyxiés : «Ils sont obligés d’emprunter de l’argent à la caste des moines, des nobles et des propriétaires terriens pour pouvoir payer la nourriture qu’ils avaient produite et qui revenait de droit aux ordres. Des taux usuraires les rendaient débiteurs à vie, leurs dettes pouvant se cumuler sur des générations entières.»
Selon l’auteur, la caste des moines pratiquait «l’ignorance institutionnalisée» : 2 % seulement de la population tibétaine avait accès à l’éducation. Une situation renforcée par l’enclavement géographique du Tibet, presque impénétrable, aux accès faciles à contrôler, ce qui en a fait une forteresse coupée du monde, de ses avancées techniques et de ses progrès.

Vivas a beau jeu d’énumérer les changements positifs apportés par le régime chinois depuis le début de l’occupation (1950) :
-         abolition du servage et de l’esclavage,
-         annulation des dettes à l’égard des ordres religieux,
-         accès à l’éducation (81 % de la population est aujourd’hui alphabétisée),
-         apport de techniques nouvelles, notamment pour l’agriculture.
Face aux contestataires, un autoritarisme assumé



Maxime Vivas relate qu’à l’occasion d’une crise interne au bouddhisme tibétain, le dalaï-lama révéla son vrai visage. En 1996, il décide d’interdire la vénération de Dordjé Shougdèn, une divinité qu’il considère comme «un démon». Quatre millions de Tibétains lui vouent pourtant un culte particulier. Cette décision soulève une tempête. Un schisme menace. Le 7 janvier 2008, le dalaï-lama prononce un discours d’une rare violence dans une université du sud de l’Inde : «Il faut expulser ces moines sans hésitation de tous les monastères. S’ils ne sont pas contents, vous pouvez leur dire que le dalaï-lama lui-même a demandé de le faire, et que c’est très urgent.»
C’est ce qui va se produire. Les moines et les adeptes de Dordjé Shougdèn sont chassés des monastères, interdits de pratiquer leur religion. Les portraits de chefs shougdèn sont placardés dans les rues et anathémisés. C’est une mise au ban radicale. On leur interdit de fréquenter les commerces, les administrations, les hôpitaux. Le petit homme au regard doux a agi en chef religieux autoritaire.

“Sa Sainteté” est aussi un chef politique, depuis qu’il a fui le Tibet, en 1959, pour échapper aux autorités chinoises. Installé avec son “gouvernement en exil” à Dharamsala, il se bat pour l’indépendance du Tibet, au nom d’une «occupation chinoise illégitime». Sur ce plan aussi, Maxime Vivas remet l’histoire à l’endroit : le Tibet n’est pas un État ; il n’a jamais été indépendant ; il appartient à la Chine depuis le XIVe siècle. Et l’auteur de rappeler que le dalaï-lama, pourfendeur de l’occupation chinoise, n’a éprouvé aucune gêne à être élu vice président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, en 1954. La rivalité n’est pas si ancienne…

L’arrivée des autorités chinoises à Lhassa fut un élément, parmi d’autres, de la révolution maoïste qui ravageait alors la Chine. Pékin voulut imposer au Tibet l’abolition du servage. L’opposition des moines au projet poussa la Chine à décider l’occupation militaire et policière de ce territoire. Elle a été suivie, ces dernières décennies, par une politique systématique de colonisation. À terme, l’afflux de centaines de milliers de travailleurs chinois Han par le nouveau “train du toit du monde” Pékin-Lhassa conduit à noyer démographiquement le peuple tibétain.
Sous une apparence non-violente et uniquement spirituelle, le dalaï-lama serait en réalité un stratège politique hors pair. En témoigne, par exemple, son habile entreprise de déstabilisation du régime chinois menée, comme l’ont reconnu les opposants tibétains, avec des subventions de la CIA, fournies par le biais d’organisations non gouvernementales, comme le font les États-Unis pour gêner les régimes qui leur sont hostiles.

Le dalaï-lama aurait ainsi reçu personnellement 180 000 dollars par an entre 1959 et 1972. Seize associations protibétaines sont subventionnées par la NED (National Endowment for Democracy, Fondation nationale pour la démocratie), un programme gouvernemental américain servant de relais pour financer des organisations à caractère politique. Geoffroy Lejeune
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En 1959, le gouvernement communiste affirme avoir mis en place au Tibet une série de réformes, notamment ce qu'il appelle «l'abolition du servage» ou «émancipation des serfs et des esclaves»

Il y a 56 ans, la CIA organisait l’évacuation du Dalaï-lama du Tibet
Le magazine Le Point deviendrait-il «conspirationniste» ?

En tout cas, il rappelle aujourd’hui que c’est sous la protection de la CIA que le Dalaï-lama a fui Lhassa le 31 mars 1959 : 

Patrick French, alors qu'il était directeur de la «Free Tibet Campaign» (Campagne pour l'indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?
Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l'indépendance du Tibet (1).

Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

French affirme que ce n'est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n'y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l'époque. Il n'y en aurait donc quasiment plus aujourd'hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d'habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu'en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d'accord pour une fois.

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé) se rangent d'ailleurs derrière ces chiffres. N'empêche qu'aujourd'hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?
Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C'est peu. En outre, le dalaï-lama n'est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l'Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l'une d'elles : la «gelugpa» (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d'adeptes politiques…

Qui sont ses sponsors ?
De 1959 à 1972 :
- 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu'en 1980).
- 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent «les affaires». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant
Dès le début, c'est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l'exil. Ils mirent de l'argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l'avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l'Inde de lui accorder l'asile. Eisenhower proposait un «marché» à Nehru : l'Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d'études afin qu'ils s'initient à la «technologie nucléaire» aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… «bouddha souriant»3.

1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.

2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l'époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l'Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.

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La face cachée du dalaï-lama
Par Geoffroy Lejeune
Icône médiatique consensuelle, le chef spirituel des Tibétains ne serait pas aussi zen que le veut sa légende. Un portrait au vitriol cherche à le démontrer.

On connaît son sourire rayonnant, ce visage plein d’empathie au-dessus d’une toge safran, cette sérénité de chaque instant au service d’un dis cours tout em preint de pacifis me, récompensé par le prix Nobel de la paix en 1989. TenzinGyatso, 76 ans, quatorzième dalaï-lama, en exil depuis 1959 à Dharamsala (Inde), incarne mieux que personne les valeurs bouddhistes, dont la philosophie zen rencontre un grand succès dans le monde occidental, et est le visage du Tibet martyrisé par le régime communiste chinois. En 1997, le film de Jean-Jacques Annaud Sept Ans au Tibet avait largement contribué à populariser son combat et ses idées.

Le dalaï-lama sera en France, du 13 au 15 août, pour animer un cycle d’enseignements bouddhistes à Toulouse. Ses fidèles seront nombreux à venir l’écouter. Ils ne manqueront pas de s’indigner et de condamner le portrait au vitriol que publie ce 18 août le journaliste Maxime Vivas, démolition en règle d’une icône médiatique et politique jusque-là intouchable. Dans Dalaïlama, pas si zen (éditions Max Milo), l’auteur tire à boulets rouges, révélant la face cachée du guide spirituel tibétain. Son credo : le dalaï-lama est le chef d’une religion «avilie au niveau d’une secte, régnant sur un million d’adeptes captifs dans un territoire fermé, à l’abri du regard du monde ».

C’est à l’occasion d’un voyage au Tibet, en 2010, que Maxime Vivas explique avoir découvert ce qu’on lui cachait. Comme tout Occidental, il s’attend à trouver sur place un peuple martyrisé, un pays blessé par l’occupation chinoise, au patrimoine et à la culture pillés et détruits. Il rappelle l’irruption spectaculaire de la question tibétaine sur la scène médiatique en mars 2008, alors que Pékin se prépare à accueillir les jeux Olympiques d’été. Des émeutes éclatent au Tibet. La répression est brutale. L’indignation gagne le monde libre.

Très mobilisées, les organisations de défense des droits de l’homme réclament le boycott des Jeux et parviennent à perturber le parcours de la flamme olympique en Europe – à Paris, un militant bouscule une athlète chinoise handicapée porteuse de la flamme. Reporters sans frontières vend un million de tee-shirts où les cinq anneaux olympiques sont représentés sous forme de menottes ; l’opinion publique internationale en est persuadée : les droits de l’homme sont bafoués en Chine, le Tibet est un pays sous occupation.

Sur place, ce n’est pas ce que Maxime Vivas découvre. Son enquête sur la question tibétaine et le dalaï-lama lui révèle que la situation n’est pas celle que l’on croit et que le visage réel de Tenzin Gyatso, mal connu, ne correspond pas aux clichés habituels. Lui aussi aurait exploité son peuple. Apparaît un chef politico-religieux déchu, revanchard, nourrissant un seul projet : son retour au Tibet pour y faire régner de nouveau son pouvoir absolu.

Le Tibet ancien : une théocratie “moyenâgeuse”
Cette thèse devrait plaire au gouvernement chinois. L’auteur l’assume. Issu des rangs de la gauche laïque, ancien référent littéraire d’Attac, il explique vouloir d’abord déconstruire la propagande protibétaine, tout en évitant de tomber dans le piège de celle de Pékin. Son objet n’est pas de s’attaquer au bouddhisme ni de prendre fait et cause pour la politique d’occupation chinoise, mais d’offrir “les moyens d’un jugement éclairé”. Aux yeux de Maxime Vivas, la compassion à l’égard du Tibet n’a pas vraiment lieu d’être. Il décrit un pays en profonde mutation, libéré de la domination des moines, de l’esclavage et du servage. La société tibétaine organisée par les lamas n’était qu’une théocratie, caractérisée par la domination sans partage d’une caste de moines sur une population asservie.

«Les maîtres avaient le droit de punir leurs gens, de les obliger à pratiquer une religion,[…] de les mettre à mort », écrit-il, en précisant qu’un quart de la société est composé de clercs vivant dans des palais. Le reste de la population travaille pour nourrir ses prêtres. L’autorité spirituelle du dalaï-lama est telle qu’elle étouffe toute capacité de révolte du peuple. Les plus pauvres sont asphyxiés : «Ils sont obligés d’emprunter de l’argent à la caste des moines, des nobles et des propriétaires terriens pour pouvoir payer la nourriture qu’ils avaient produite et qui revenait de droit aux ordres. Des taux usuraires les rendaient débiteurs à vie, leurs dettes pouvant se cumuler sur des générations entières. »

Selon l’auteur, la caste des moines pratiquait «l’ignorance institutionnalisée » : 2 % seulement de la population tibétaine avait accès à l’éducation. Une situation renforcée par l’enclavement géographique du Tibet, presque impénétrable, aux accès faciles à contrôler, ce qui en a fait une forteresse coupée du monde, de ses avancées techniques et de ses progrès. Vivas a beau jeu d’énumérer les changements positifs apportés par le régime chinois depuis le début de l’occupation (1950) : abolition du ser vage et de l’esclavage, annulation des dettes à l’égard des ordres religieux, accès à l’éducation (81 % de la population est aujourd’hui alphabétisée), apport de techniques nouvelles, notamment pour l’agriculture.

Face aux contestataires, un autoritarisme assumé

Maxime Vivas relate qu’à l’occasion d’une crise interne au bouddhisme tibétain, le dalaï-lama révéla son vrai visage. En 1996, il décide d’interdire la vénération de Dordjé Shougdèn, une divinité qu’il considère comme «un démon ». Quatre millions de Tibétains lui vouent pourtant un culte particulier. Cette décision soulève une tempête. Un schisme menace. Le 7 janvier 2008, le dalaï-lama prononce un discours d’une rare violence dans une université du sud de l’Inde : «Il faut expulser ces moines sans hésitation de tous les monastères. S’ils ne sont pas contents, vous pouvez leur dire que le dalaï-lama lui-même a demandé de le faire, et que c’est très urgent. »

C’est ce qui va se produire. Les moines et les adeptes de Dordjé Shougdèn sont chassés des monastères, interdits de pratiquer leur religion. Les portraits de chefs shougdèn sont placardés dans les rues et anathémisés. C’est une mise au ban radicale. On leur interdit de fré quenter les commerces, les administrations, les hôpitaux. Le petit homme au regard doux a agi en chef religieux autoritaire.

“Sa Sainteté” est aussi un chef politique, depuis qu’il a fui le Tibet, en 1959, pour échapper aux autorités chinoises. Installé avec son “gouvernement en exil” à Dharamsala (lire cidessous), il se bat pour l’indépendance du Tibet, au nom d’une «occupation chinoise illégitime ». Sur ce plan aussi, Maxime Vivas remet l’histoire à l’endroit : le Tibet n’est pas un État ; il n’a jamais été indépendant ; il appartient à la Chine depuis le XIVe siècle. Et l’auteur de rappeler que le dalaï-lama, pourfendeur de l’occupation chinoise, n’a éprouvé aucune gêne à être élu vice président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale de Chine, en 1954. La rivalité n’est pas si ancienne…

L’arrivée des autorités chinoises à Lhassa fut un élément, parmi d’autres, de la révolution maoïste qui ravageait alors la Chine. Pékin voulut imposer au Tibet l’abolition du servage. L’opposition des moines au projet poussa la Chine à décider l’occupation militaire et policière de ce territoire. Elle a été suivie, ces dernières décennies, par une politique systématique de colonisation. À terme, l’afflux de centaines de milliers de travailleurs chinois Han par le nouveau “train du toit du monde” Pékin-Lhassa conduit à noyer démographiquement le peuple tibétain.

Sous une apparence non-violente et uniquement spirituelle, le dalaï-lama serait en réalité un stratège politique hors pair. En témoigne, par exemple, son habile entreprise de déstabilisation du régime chinois menée, comme l’ont reconnu les opposants tibétains, avec des subventions de la CIA, fournies par le biais d’organisations non gouvernementales, comme le font les États-Unis pour gêner les régimes qui leur sont hostiles.

Le dalaï-lama aurait ainsi reçu personnellement 180 000 dollars par an entre 1959 et 1972. Seize associations protibétaines sont subventionnées par la NED (National Endowment for Democracy, Fondation nationale pour la démocratie), un programme gouvernemental américain servant de relais pour financer des organisations à caractère politique. Geoffroy Lejeune

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Média-mensonge : La police chinoise matraque un Tibétain en flammes

Publié par Diatala
Les activistes tibétains brûlent une effigie du représentant d'état chinois sur la question tibétaine, à New Delhi (Inde), lundi 17 janvier (Tsering Topgyal/AP/SIPA). De quelle année ?

Tout d'abord le récit est grotesque et la photo est trompeuse puisqu'elle a été prise en Inde, et non au Tibet, et qu'il s'agit d'une effigie qui brûle et non d‘un moine. De plus nous voyons très nettement que les pancartes ont été rajoutées sur la photo.

Un photomontage grossier comme ceux qui ont été réalisés pour la Libye et la Syrie dernièrement. Un média-mensonge de plus, et ce, pour tenter d‘isoler la Chine.

Et qui peut croire un seul instant que la police chinoise puisse matraquer à coups de bâtons recouverts de clous un homme qui va mourir en une minute ? A part les crédules, ceux qui n’ont aucun sens critique, ce scénario est ridicule. Sans oublier que l’immolation par le feu est un acte sacrificiel d’offrande à un dieu. Une victime innocente lui est offerte en holocauste pour obtenir ses faveurs. Cela n’a jamais été un mode de suicide et encore moins chez les bouddhistes puristes pour qui la vie est un don, et que celle-ci doit être préservée transcendée et jamais bafouée. Tout comme les bombes humaines n’avaient jamais existé avant l’intervention des Américains en Afghanistan et la création de l’Etat d‘Israël. Il s’agit certainement de Mind Control. Une technique éprouvée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Le Tibet reste une région autonome de la Chine. Elle a connu grâce à elle un essor économique considérable permettant de redresser le niveau de vie et de pailler au chômage de masse qui existait précédemment, d'offrir des infrastructures routières et ferroviaires indispensables pour la sortir de son isolement. Des mesures sanitaires ont également été prises et elles ont été bénéfiques à ce peuple qui était sous le joug d’un pouvoir théocratique drastique.

J’ai appris également, en m’intéressant à sa véritable histoire, que le Dalai Lama n’était pas le vrai chef spirituel mais qu’il avait usurpé son pouvoir au Panchen Lama ; le vrai guide spirituel. J’ai visité son palais. L’actuel Océan de Sagesse n’est qu’un instrument très grassement payé dans les mains de la CIA.

Le Tibet est une région géostratégique fondamentale mais il possède aussi des ressources énergétiques importantes convoitées par l’Occident. Et surtout le Tibet recèle des trésors cachés sur nos origines et concernant les grandes civilisations et continents disparus. De nombreux artefacts et de nombreux textes anciens y ont été mis à l’abri depuis des temps très anciens.

Alors à vous de chercher la vérité ou de croire à cette propagande outrancière. Mais je conseille à chacun de partir explorer l’histoire de ce grand pays qui est la Chine. Un pays qui est non impérialiste. D’ailleurs quand nous voyons la France, ce tout petit pays de 63 millions d’habitants, qui est totalement paralysé quand 10 000 personnes manifestent dans l’Hexagone, il ne peut échapper à l’esprit que le président Chinois tient bien son pays. Imaginez 300 millions de mandarins descendant dans la rue pour contester le pouvoir ? Ce n’est pas possible.

Un autre son de cloche :
La police chinoise a matraqué à coups de bâtons recouverts de clous un Tibétain qui s'était immolé, avant d'ouvrir le feu sur une foule de témoins, selon des informations rapportées par une ONG basée à l'étranger dont les affirmations sont rejetées par les autorités locales.

Losang Jamyang, un ancien moine âgé d'un peu plus de 20 ans, s'est immolé samedi à Aba, dans une zone tibétaine de la province du Sichuan (sud-ouest). Il est devenu le 16e Tibétain à mettre ainsi fin à ses jours ou à tenter de le faire en moins d'un an pour protester contre la répression de la liberté de culte dans les régions tibétaines en Chine.

"Il s'est arrosé d'essence et y a mis le feu. Il est sorti dans la rue et a appelé à une longue vie pour le dalaï lama et à la liberté au Tibet. La police a commencé à lui donner des coups de pied et à le frapper avec des bâtons couverts de clous", rapporte l'ONG International Campaign for Tibet, jeudi 19 janvier.

"Incapable de supporter une telle scène, des Tibétains sur place se sont opposés aux forces de sécurité armées... criant que le corps devait leur être remis, et faisant tout leur possible pour barrer la route à la police alors qu'elle essayait de l'emporter", a poursuivi l'organisation basée à Londres.

"Libéré pacifiquement"
De son côté, un porte-parole du gouvernement local à Aba, qui n'a donné que son nom de famille, Wang, a nié les faits rapportés. "Ce que vous lisez sont des fausses informations", a-t-il déclaré, refusant de donner sa version de ce qui s'est passé.

Selon ICT, la police a détenu et battu plusieurs Tibétains, blessant grièvement une femme et rendant une autre aveugle. Les forces de sécurité chinoises ont aussi ouvert le feu sur la foule et blessé par balles deux femmes, toujours d'après l'ONG.

La Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet en 1951 et amélioré le sort des Tibétains en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée. Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture. 

Comme de nombreuses personnes au départ j’ai été dupe et crédule. Je croyais à l’époque que la souffrance de ce peuple, dit opprimé par les Chinois, était réelle. Je croyais qu’un génocide avait été perpétré et que des milliers de temples avaient été détruits. Il faut se rendre sur place pour voir que cela est faux. J’ai donc cherché à connaître sa véritable histoire depuis son origine. Il s’est avérée que celle-ci n’avait rien à voir avec la propagande qui nous a été enseignée. Le Tibet a été une théocratie très répressive, sanguinaire et esclavagiste envers son propre peuple. Cette réalité est terrifiante si nous la comparons à l’image d’Épinal couramment véhiculée en Occident. Une vérité qui est bien loin des clichés qui nous sont régulièrement vendus. Ensuite le rôle des Anglais, puis celui des Américains et de leurs services secrets sont largement à prendre en considération pour comprendre les évènements qui s’y déroulent. La diabolisation est une arme, et elle sert ici à déstabiliser l’Empire du Milieu.

Je me suis rendue au Tibet et j’y ai séjourné, et je peux affirmer que si la police est présente, depuis l‘infiltration de groupuscules étrangers, le peuple est totalement libre de pratiquer son culte comme et quand il le souhaite. Il n’y a d’ailleurs aucun contrôle ni agression de la police dans les villes contrairement à ceux que nous nous connaissons en Occident.

Société tibétaine

Servage et esclavage au Tibet



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