jeudi 9 juillet 2015

10/07 - VOTRE HEURE A SONNÉ, M. TSIPRAS, 
REPRENEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE PAYS.
Guidez votre peuple, hors de la zone Euro, la tête haute !

Alexis Tsipras attentif à Strasbourg  et  le courageux Nigel Farage qui a survécu à un "accident" d'avion de plus.

Parlement Européen, Strasbourg, le 8 juillet 2015

Nigel Farage, Membre du Parlement Européen, chef du Parti Indépendantiste du Royaume-Uni (UKIP), Co-Président du Groupe Europe de la Liberté et de la Démocratie Directe (EFDD) au Parlement Européen

Débat : Conclusions du Conseil Européen (25-26 juin 2015) et du Sommet Européen (7 juillet 2015) et de la situation actuelle en Grèce
Conclusions du Conseil Européen et de la Commission Européenne
(2015/2719(RSP))
En présence de M. Donald Tusk, Président du Conseil Européen

Transcription :
Nigel Farage :
Merci. Ce que nous voyons dans ce Parlement ce matin et à travers toute l’Europe est une différence culturelle irréconciliable entre la Grèce et l’Allemagne.
Une fissure entre le Nord et le Sud de l’Europe.
Le projet européen est actuellement en train de mourir.
Personne dans cet hémicycle ne reconnaîtra que les peuples de l’Europe disent : "on ne nous a jamais demandé si nous voulions cela. Cela nous a été imposé et nous devons comprendre pourquoi l’UEM (Union Economique et Monétaire) ne fonctionne pas." Ces monstres que sont Kohl et Mitterrand, avec le soutien de l’habile mais dangereux Delors (père de Martine Aubry), pensaient que s’ils mettaient en place une union économique et monétaire, alors comme la nuit fait place au jour, viendrait l’union politique et il y aurait une acceptation de ce projet et le Nord et le Sud de l’Europe convergeraient. Que nous allions commencer à nous aimer les uns les autres et que nous allions commencer à ressentir une identité européenne, que nous allions commencer à montrer une allégeance au drapeau et à l’hymne.

Ceux, bien sûr, qui critiquaient cela, on leur a dit qu’ils étaient des extrémistes et qu’ils manquaient de vision. Eh bien une chose dont la vision ne nous a pas échappée est que nous comprenions que les pays de l’Europe sont différents et qui si vous essayez de rassembler de force différents peuples et différentes économies sans d’abord rechercher le consentement de ces peuples, il est peu probable que cela marche et le plan a échoué. Ce n’est pas seulement de la Grèce que nous parlons aujourd’hui, toute la Méditerranée se trouve maintenant avec la mauvaise monnaie et pourtant il ne se trouve virtuellement personne dans l’arène politique pour avoir le courage de se lever pour dire juste cela. 
En effet, je sens que le continent est maintenant divisé entre le Nord et le Sud, qu’il y a un nouveau mur de Berlin qui a pour nom l’euro. Les anciennes inimitiés se sont rallumées. Il n’y avait qu’à écouter le dirigeant allemand dugroupe de la CDU ce matin attaquer M. Tsipras. Il a été écoeurant mais cela montre la manière dont le Nord et le Sud se perçoivent l’un l’autre.

M. Tsipras, votre pays n’aurait jamais dû entrer dans la zone euro, je pense que vous en êtes d’accord. Mais les grandes banques, les grandes sociétés et la grande politique vous y ont forcé. Goldman Sachs, les marchands d’armes allemands, ils étaient tous tellement heureux quand on vous a tiré d’affaire. Ce n’était pas pour le peuple grec qu’on le faisait, mais pour sauver les banques françaises, allemandes et italiennes. Ils ne vous ont pas aidé du tout. Ces années d’austérité, ces années de chômage élevé et de pauvreté croissante ; rien de tout cela n’a marché. En fait, votre ratio de dette par rapport au PNB est passé de 100% au début de la crise à 180 % maintenant. Ce serait folie, monsieur, de continuer dans cette voie.

Vous avez été très courageux. Vous avez appelé à ce référendum. Lorsqu’un de vos prédécesseurs a essayé de faire la même chose, les gros durs de Bruxelles l’ont remplacé. Ils ont fait de leur mieux à nouveau, M. Junker a dit que vous devriez quitter l’euro et quitter l’Union Européenne. Même M. Schulz, le président du parlement, dont on aurait pensé qu’il serait resté neutre, a dit que si les Grecs votaient non leur approvisionnement en énergie pourrait être interrompu. Il y a eu des menaces et des pressions, mais les Grecs ont tenu bon. Mais, monsieur, vous ne pouvez pas à la fois avoir le gâteau et le manger. Ces gens-là ne vous en donneront plus. Ils ne peuvent pas se le permettre, s’ils vous en donnent davantage, ils devront en donner davantage aux autres membres de la zone Euro.

Donc votre heure a sonné, et franchement si vous en avez le courage, vous devriez mener le peuple grec hors de la zone euro la tête haute. 
Retrouvez votre démocratie ; 
reprenez le contrôle de votre pays. 
Donnez à votre peuple la direction et l’espoir qu’il souhaite si ardemment. 
Oui ce sera dur dans les premiers mois, mais avec une monnaie dévaluée et les amis que la Grèce compte à travers le monde, vous allez vous rétablir.

La Russie est aux côtés de la Grèce. 
....................

par Nigel Farage, Chef du parti UKIP, le 8 juillet 2015
• Video: EbS (European Parliament)
Article :


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