mardi 7 juillet 2015

++08/07 - LE VOILE - CES FRANÇAISES 
QUI SUBISSENT LE CORAN.


Cette violence qui leur est infligée est malheureusement toujours mise sous silence par des médias et des politiques qui ne veulent pas d'amalgame.

Par Alexandre Durudeau Étudiant en droit, Conseiller municipal à Rieux.

Ces dernières semaines, il y a comme un sentiment de prise de conscience dans les élites françaises. Il y a eu le rapport de Malek Boutih, qui a été salué par la classe politique, alors qu’il ne faisait qu’exprimer, sur papier, ce que beaucoup ressentent depuis longtemps. Et puis, il y a l’article de Marianne daté du 26 juin. Celui-ci était consacré à des femmes qui refusent le voile. Pour une fois.

Fort de plusieurs exemples (menace de mort envers un professeur qui ose remettre en cause la place du voile dans le Coran, femme insultée pour n’avoir pas couvert ses cheveux, etc.), cet article dessine un aperçu différent de la Française musulmane. Un portrait rarement proposé.

On ne peut que souligner l’initiative de cet article qui prouve que tout n’est pas aussi uniforme que dans le JT de France 2 ou TF1. Oui, il existe une part plus ou moins importante, mais surtout impossible à chiffrer, de femmes musulmanes qui subissent le Coran, dans le sens où elles ne peuvent s’en détacher sans subir de conséquences plus ou moins importantes, et cela pas plus loin qu’en bas de chez nous. La preuve en est, une campagne Web tournait il y a encore peu avec comme slogan : «Sois un homme, voile ta femme» (en Algérie).

Mais cette violence qui leur est infligée est malheureusement toujours mise sous silence par des médias et des politiques qui ne veulent pas d’amalgame. Il semble que montrer du doigt des hommes qui forcent leurs femmes à se vêtir comme eux le veulent soit déplacé.

Nos élites intellectuelles ont une responsabilité dans les violences qui sont faites à ces femmes libres de montrer leur chevelure. Écarter le sujet des débats revient à légitimer cette violence par une inaction. Pire : le terrain est laissé libre aux extrémistes qui, petit à petit, contaminent de plus en plus de musulmans, qui eux-mêmes, par la force des choses, forcent leurs femmes et leurs filles à se soumettre puis à se radicaliser.

Marianne ouvre-t-il une brèche médiatique ? L’espérance ne coûte rien. Mais plus on attend, moins le choix de le porter pourra être libre.

Le CFCM lui-même, représentant des musulmans de France, a, selon l’article, indiqué dans sa «Convention citoyenne des musulmans pour le vivre ensemble» de juin 2014 la règle du voile pour les Françaises musulmanes alors que «la “prescription coranique” ne mentionne nulle part l’obligation de se couvrir les cheveux». Le dialogue semble déjà mort-né.

Avec le terrorisme, notre société semble oublier que la radicalisation se fait parfois en silence, sans explosion ni mort, simplement par le biais d’un voile que l’on force à revêtir. Ce voile que l’on décrit parfois comme résultant d’un choix. D’un choix peut-être, mais un choix venant de qui ?

L’article se conclut sur cette phrase : «Pour dire non, c’est place de la République, le 10 juillet. À 18 heures.»

Je conclurai donc le mien par : qui osera y mettre les pieds à quelques mois des élections ?

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